Séminaire : "La traduction scientifique et technique : pratiques et enjeux", 11/02/10, Jussieu
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Séminaire : "La traduction scientifique et technique : pratiques et enjeux", 11/02/10, Jussieu
Séminaire
Les langues de l’échange savant, 1660-1840.
La traduction scientifique et technique : pratiques et enjeux
Jeudi, 11 février 2010, 10 h-12 h
Jeanne Peiffer, CNRS-Centre Alexandre Koyré
« Mettre le Lecteur à portée de comparer le Ciel de Padoue à celui de
Paris »
ou, "Comment traduire les Philosophical Transactions en français ?"
Centre Alexandre Koyré-Centre de recherches en histoire des sciences
et des techniques
Pavillon Chevreul (3e étage), Muséum national d’histoire naturelle, 57
rue Cuvier, 75005 Paris
(métro Jussieu)
Résumé
L’objet de cette séance sera de présenter le (désormais riche) dossier
réuni sur la traduction française des Philosophical Transactions
1731-1746 (9 volumes in-4°, Paris 1738-1741, 1757-1761), traduction
précédée par la compilation en français de Tables pour les années 1665
à 1735 (Paris 1739). Nous nous intéresserons aux traducteurs François
Brémond (1713-1742) et Pierre Demours (1702-1795), tenterons de
comprendre leurs motivations et étudierons les éventuels soutiens
qu’ils ont obtenus. Il s’agit de fait d’une situation complexe où se
mêlent aventure personnelle et intervention institutionnelle.
Différentes conceptions de la traduction s’expriment, s’opposent et
imposent leurs empreintes sur le processus de publication. « Pour
mettre le Lecteur à portée de comparer le Ciel de Padoue à celui de
Paris » (Transactions philosophiques Année 1738, Paris 1757, p. 261),
c’est-à-dire pour permettre au lecteur français d’intégrer les
résultats publiés dans les mémoires de la Royal Society dans ses
propres cadres intellectuels, les traducteurs ajoutent des notes qui
sont de différents types et qui constituent, dans certains cas, une
véritable histoire parallèle de la Royal Society et de l’Académie
royale des sciences. Quelques exemples de telles annotations seront
étudiées. Ceux-ci posent notamment la question : comment transmettre
des savoirs élaborés localement, surtout si ces savoirs formulés dans
une langue se heurtent à d’autres établis ailleurs dans une autre
langue ?
Les langues de l’échange savant, 1660-1840.
La traduction scientifique et technique : pratiques et enjeux
Jeudi, 11 février 2010, 10 h-12 h
Jeanne Peiffer, CNRS-Centre Alexandre Koyré
« Mettre le Lecteur à portée de comparer le Ciel de Padoue à celui de
Paris »
ou, "Comment traduire les Philosophical Transactions en français ?"
Centre Alexandre Koyré-Centre de recherches en histoire des sciences
et des techniques
Pavillon Chevreul (3e étage), Muséum national d’histoire naturelle, 57
rue Cuvier, 75005 Paris
(métro Jussieu)
Résumé
L’objet de cette séance sera de présenter le (désormais riche) dossier
réuni sur la traduction française des Philosophical Transactions
1731-1746 (9 volumes in-4°, Paris 1738-1741, 1757-1761), traduction
précédée par la compilation en français de Tables pour les années 1665
à 1735 (Paris 1739). Nous nous intéresserons aux traducteurs François
Brémond (1713-1742) et Pierre Demours (1702-1795), tenterons de
comprendre leurs motivations et étudierons les éventuels soutiens
qu’ils ont obtenus. Il s’agit de fait d’une situation complexe où se
mêlent aventure personnelle et intervention institutionnelle.
Différentes conceptions de la traduction s’expriment, s’opposent et
imposent leurs empreintes sur le processus de publication. « Pour
mettre le Lecteur à portée de comparer le Ciel de Padoue à celui de
Paris » (Transactions philosophiques Année 1738, Paris 1757, p. 261),
c’est-à-dire pour permettre au lecteur français d’intégrer les
résultats publiés dans les mémoires de la Royal Society dans ses
propres cadres intellectuels, les traducteurs ajoutent des notes qui
sont de différents types et qui constituent, dans certains cas, une
véritable histoire parallèle de la Royal Society et de l’Académie
royale des sciences. Quelques exemples de telles annotations seront
étudiées. Ceux-ci posent notamment la question : comment transmettre
des savoirs élaborés localement, surtout si ces savoirs formulés dans
une langue se heurtent à d’autres établis ailleurs dans une autre
langue ?
Madeleine L.- Membre hors-classe

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Thèmes de recherche: Littérature anglophone, Etudes postcoloniales
Date d'inscription: 27/01/2009
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