[réformes de Pécresse] Pour information

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[réformes de Pécresse] Pour information

Message par Rippounet le Ven 28 Nov - 14:21

http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2008/11/27/deflagration-des-conditions-de-travail-des-enseignants-chercheurs-2-de-jospin-au-decret-de-mme-pecresse_1123495_3232.html

Bon, à mon sens ce décret signifie la mort pure et simple de notre métier, puisque qu'être enseignant-chercheur en sciences humaines relèvera de la mission impossible. Avoir un doctorat et enseigner à l'université sera donc de moins en moins intéressant, et il y a fort à parier que la recherche en sciences humaines en France sera réduite à peau de chagrin d'ici une dizaine d'années environ.


Jacob
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Re: [réformes de Pécresse] Pour information

Message par CecileC le Ven 28 Nov - 14:45

On l'attendait ce décret depuis la loi... et il tient ses promesses. Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad
C'est scandaleux d'adopter un tel système, au moment même où les institutions du monde entier se rendent compte que la qualité de la recherche baisse quand on applique le "publish or perish" !!! On a toujours un train de retard. No

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Re: [réformes de Pécresse] Pour information

Message par Rippounet le Ven 28 Nov - 18:25

Je trouve le décret ridiculeusement dur avec notre profession.

Pour copier-coller Le Monde:
Et voici qu’un décret en préparation prévoit que les universitaires auront l’obligation de fournir un certain nombre de publications scientifiques dans des revues tous les deux ans (peu importeront l’importance de leur contenu et les difficultés matérielles et temporelles de l’approche utilisée), sous peine, d’une part, d’être éliminé d’une structure de recherche, et d’autre part de voir augmenter les heures de leur service jusqu’à 100%, et ceci sans retour possible vers une activité de recherche ! Plus encore, ils devront publier dans des revues dites à fort "impact factor", chiffre qui représente le nombre d’articles cités dans la revue, et partant sous-représente un grand nombre de domaines de recherches spécialisés.

Comme le dit très bien Le Monde, certains domaines de recherche sont forcément condamnés par une telle mesure. L'ensemble des sciences humaines sera très durement touché, mais certains domaines risquent de disparaître purement et simplement, faute d'avoir des revues spécialisées reconnues! Le mépris ainsi affiché pour la recherche "peu publiable" est révoltant.

Je suis partagé entre le dégoût et la colère. Hélas, il est probable que le gouvernement soit déterminé à faire passer de telles mesures et que nous assistons là à la disparition du métier que nous voulions faire.

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Re: [réformes de Pécresse] Pour information

Message par Rippounet le Sam 20 Déc - 19:48

Un autre article sur le sujet sur Le Monde:
http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2008/12/18/chercher-et-enseigner-a-l-universite-1-la-recherche_1132439_3232.html

Très bon aussi. Je recommanderais aussi "Devenez le chercheur du mois" dans Le Monde Diplomatique de décembre 2008.

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Re: [réformes de Pécresse] Pour information

Message par Alice B. le Sam 3 Jan - 17:07

Entièrement d'accord. Je suis également profondément choquée par la conception de l'enseignement comme punition. Sur le mode: si tu n'es pas un "bon" chercheur tu auras plein de cours, sinon tu pourras faire de la recherche. Cela montre toute l'importance que le gouvernement accorde à la formation des étudiants.
PS: je propose un gag sur le modèle des Inconnus: "le bon chercheur, bon ben, il cherche et puis il publie des articles, alors que le mauvais chercheur, bon ben, il cherche, il publie des articles... Mais c'est pas pareil."

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Re: [réformes de Pécresse] Pour information

Message par CecileC le Mar 6 Jan - 11:07

Lettre ouverte au Président de la république par Lionel Collet,
Président de la Conférence des Présidents d’université
Simone Bonnafous et Jacques Fontanille,
Vice-présidents de la Conférence des Présidents d’université

Chronique d’une crise annoncée dans les universités.

Monsieur le Président de la République,

Les universités débutent l’année 2009 dans un très grand état de tension et d’inquiétude, alors même que vous avez affiché l’Université et la Recherche au rang des priorités nationales. Le budget global de l’enseignement supérieur et de la recherche a été sensiblement accru, des projets ambitieux ont été lancés, telle l’opération campus, et dix-huit établissements accèdent, depuis janvier, aux responsabilités et compétences élargies accordées par la Loi LRU (relative aux Libertés et Responsabilités des Universités) que Valérie Pécresse a préparée et fait voter dès 2007. La volonté politique est clairement exprimée, l’élan collectif est manifestement engagé, les défis sont propres à susciter l’enthousiasme.

Comment expliquer alors le malaise grandissant et les mécontentements accumulés, sinon en écoutant les interrogations que suscitent ces trois dossiers eux-mêmes ? Interrogations persistantes et justifiées sur la proportion des moyens nouveaux qui parviennent réellement aux universités pour améliorer leur fonctionnement quotidien et la qualité de l’accueil des étudiants. Incompréhension et protestations face aux suppressions d’emplois dans l’enseignement supérieur et la recherche, qui sont totalement contradictoires avec l’objectif affiché de porter l’enseignement supérieur français au meilleur niveau international. Interrogations sur la réalité des dotations de l’Etat pour les neuf campus retenus par l’opération campus et sur le devenir des autres sites, pourtant cruciaux pour la qualification future de notre jeunesse, et l’attractivité internationale globale de notre système d’enseignement supérieur et de recherche. Interrogations enfin sur le devenir des statuts des personnels au sein des universités devenues autonomes, sur l’avenir de la fonction publique d’Etat dans ces établissements.

Tout cela déjà mérite réponse, examen et concertation, et pourtant trois dossiers particulièrement sensibles se surajoutent et risquent de mettre le feu aux poudres : la modification du décret de 1984 sur le statut des enseignants-chercheurs, la formation des enseignants et l’accord du 18 décembre dernier entre la France et le Vatican sur la reconnaissance des diplômes nationaux. La modification du décret de 1984 était une nécessité car les enseignants-chercheurs demandaient que soient pris en compte dans les services d’enseignement les enseignements assurés à distance.
Si, en 1984, on ne concevait guère les enseignements que magistraux, dirigés ou pratiques en présence des étudiants, en 2009, en revanche, nul ne peut discuter la nécessité de l’enseignement à distance pour les étudiants salariés, les étudiants en situation de handicap ou encore la promotion des enseignements français hors du territoire national. Tout le monde s’accorde aussi sur la nécessité de prendre en compte l’encadrement de stages, les relations internationales ou les relations avec les entreprises dans les charges statutaires des enseignants, pour ne citer que quelques exemples. Personne ne conteste non plus que les enseignants-chercheurs ne consacrent pas tous le même temps à chacune de leurs fonctions, ni pendant toute leur carrière. Ce qui crée le malaise est la conception même de la modulation des services, telle qu’elle ressort du projet de modification du décret, et qui revient en fait à alourdir le temps d’enseignement de ceux que le Conseil National des
Universités aura jugé moins performants en recherche. Une analyse primaire et simpliste pourrait trouver « normal » qu’il en soit ainsi. L’enseignant-chercheur qui « cherche peu enseigne plus ». Mais cela revient à considérer l’enseignement universitaire comme une activité par défaut – ce que l’on est obligé de faire quand on n’est pas capable de faire autre chose –, alors que l’enseignement est au
contraire l’activité la plus noble, celle qui couronne les productions de la recherche, celle qui fait le pari de l’avenir à travers la compétence des jeunes diplômés. En outre, une telle conception de la modulation des services compromet définitivement l’avenir de ceux qui ne parviennent pas à dégager du temps pour la recherche, notamment parce que le ratio enseignant/étudiant est défavorable dans certains secteurs ou certaines universités, ou parce que certaines filières plus
professionnalisantes demandent une plus grande disponibilité pédagogique et organisationnelle: moins ils auront de temps pour la recherche, moins bien ils seront évalués et moins ils seront autorisés à faire de la recherche.

Une modulation des services qui transformerait l’augmentation du temps d'enseignement en sanction pour recherche insuffisante, voire en compensation pour des suppressions de postes constatées et annoncées, et qui cristalliserait par ailleurs les inégalités entre domaines et entre filières, créerait des dommages irréparables au sein des communautés universitaires, sans pour autant augmenter significativement la capacité de recherche du système d’enseignement supérieur
français.

Nous sommes favorables à une vraie modulation de services, c’est-à-dire à une modulation reconnaissant la diversité, la richesse et la variété de nos fonctions et résultant d’un contrat passé entre l’université et l’enseignant, via son UFR et son équipe de recherche, avec bien sûr une instance possible de recours en cas de litige. Nous sommes favorables à une modulation des services organisée par les acteurs au sein des équipes, autour de projets, pour optimiser les capacités de
recherche et de formation de l’équipe, et pour atteindre des objectifs collectifs à moyen terme. Mais nous ne pouvons ni admettre ni cautionner une conception restrictive et punitive qui ne propose, de manière très significative, aucune méthode pour aider ceux qui auraient décroché de la recherche et leur dégager plus de temps pour s’y remettre. En l’état des projets de réforme du décret de 1984, la
modulation des services telle qu’elle est conçue ne concernerait de fait que les marges de la communauté universitaire (d’un côté une élite très étroite de chercheurs très actifs, et de l’autre les très rares collègues qui ne remplissent pas leurs obligations) : mais, justement, et en raison de cela même, elle inquiète et mécontente déjà la communauté toute entière, qui se demande à juste titre
pourquoi il serait nécessaire de mettre en oeuvre une réforme des statuts en général pour traiter quelques cas marginaux !

La réforme de la formation des enseignants est un autre sujet très préoccupant pour l’ensemble des universités. La Conférence des Présidents d’Université a soutenu l’intégration des IUFM dans les universités et, à travers elle, l’affirmation que la formation des maîtres était une des vocations naturelles de l’université. La CPU a également considéré comme positif que soit exigé un master pour prétendre à une fonction d’enseignant car cela permet à la fois de revaloriser les salaires et
d’envisager des reconversions plus faciles en cours de carrière. Mais la précipitation dans laquelle s’est engagée cette réforme et l’absence de réponse aux questions que nous posons depuis des mois sur les stages, sur les conditions d’entrée dans le métier ou sur le financement des études des futurs maîtres, rendent la situation aujourd’hui intenable : d’un côté les universitaires ont travaillé depuis l’été au niveau national, comme dans les académies, sur des projets de maquette et de l’autre les programmes de concours auxquels ces masters sont censés préparer n’ont été connus qu’en décembre. La formation des enseignants est trop importante pour l’avenir des connaissances et des compétences de la nation pour que soit refusé le temps d’une réflexion nationale et d’une vraie coordination entre les deux ministères concernés. Nous insistons tout particulièrement sur la prise en charge financière des étudiants, et ce pour une raison stratégique. D’aucuns disent que les économies induites par la suppression de l’année de stage salarié seraient la motivation principale de cette réforme, expliqueraient à la fois la précipitation et l’incohérence du calendrier, seraient en somme la « clé » de cette réforme ; la création d’un financement spécifique pour la préparation des
masters enseignement, sur le principe des anciens IPES qui ont joué un rôle décisif de promotion sociale en leur temps, constituerait le meilleur démenti par rapport à une telle rumeur : la concertation sur l'essentiel, c'est-à-dire l'avenir de l'enseignement primaire et secondaire, et de la formation des enseignants qui en assurent la qualité pourrait alors s’engager positivement.

Pour finir, l’accord entre la France et le Vatican sur la reconnaissance des diplômes nationaux ravive inutilement le débat sur la laïcité. Selon cet accord, les diplômes délivrés par les instituts catholiques contrôlés par le Vatican seront reconnus en France au même titre que les diplômes délivrés par les universités publiques. Non seulement cet accord porte sur les diplômes canoniques, ce qui peut se concevoir mais mériterait discussion, puisque les diplômes canoniques font partie du champ initial des instituts catholiques, mais aussi sur les formations profanes, ce qui est proprement inacceptable. Si le processus de Bologne instaure la reconnaissance européenne des diplômes européens, il n’impose nullement à chacun des Etats-membres de reconnaître automatiquement, comme équivalents aux diplômes dispensés par ses établissements nationaux, les diplômes des autres établissements européens. Or si la reconnaissance des diplômes canoniques délivrés par les
institutions catholiques relève bien du processus de Bologne, notamment parce qu’elle n’entre pas en concurrence avec les diplômes nationaux, celle des diplômes profanes délivrés par les instituts catholiques s’impose tellement peu que l’Union des établissements d’enseignement supérieur catholique n’en était semble-t-il pas informée, selon La Croix du 19 décembre dernier ! Quelle nécessité d’avoir ajouté cette clause provocatrice, qui constitue un précédent inacceptable, et qui ne
peut que soulever les protestations de l’ensemble de la communauté universitaire, soucieuse de défendre les valeurs laïques et républicaines ? En outre, le biais retenu pour cette démarche, à savoir un accord international piloté par le Ministère des Affaires Etrangères, est particulièrement incongru, s’agissant d’établissements avec lesquels les universités françaises entretiennent depuis longtemps, dans plusieurs régions françaises, des liens de proximité et d’actives collaborations : ce type d’accord international, en effet, conduit à rappeler que chaque institut catholique français est, de droit, une implantation universitaire étrangère qui serait, pour tout ce qui concerne le pilotage et l’accréditation des formations, une émanation directe du Vatican. Est-ce bien l’objectif visé par la
démarche ?

Monsieur le Président de la République, afin de garantir la sérénité dans les universités et de leur donner les moyens de leur développement au service de la nation, il est souhaitable d’apporter des réponses précises et durables aux questions de fond, de prendre le temps de la réflexion sur la réforme du statut des enseignants-chercheurs et sur la formation des enseignants et de modifier
l’accord entre la France et le Vatican afin que les diplômes profanes ne soient pas concernés par cet accord. Nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, en l’assurance de notre haute considération.

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Re: [réformes de Pécresse] Pour information

Message par CecileC le Mar 6 Jan - 22:12

Les enseignants de l’UFR Etudes ibériques et latino-américaines de l’université de la Sorbonne-Nouvelle (Paris III), réunis en Assemblée générale le 6 janvier 2009, constatent que le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche refuse d’entendre l’opposition massive des personnels aux réformes en cours : celle portant sur la formation et le recrutement des maîtres de l’éducation nationale, et le projet de décret sur les statuts, missions et services des enseignants-chercheurs.

Ils demandent qu’il soit immédiatement sursis à ces réformes et qu’une vaste et véritable concertation s’engage au niveau national sur l’ensemble de ces questions par des Etats généraux de l’enseignement supérieur.

Pour appuyer cette revendication, ils décident à l’unanimité de se joindre au mouvement de rétention administrative des notes jusqu’à nouvel ordre. Ils appellent l’ensemble de leurs collègues de l’université Paris III et d’ailleurs à faire de même. Ils demandent à tous syndicats et instances universitaires de soutenir et relayer cette action.

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Re: [réformes de Pécresse] Pour information

Message par Rippounet le Mer 7 Jan - 20:35

Un autre article dans Le Monde signe entre autres par Franck Lessay, que certain d'entre nous connaissent bien.
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/01/05/universite-pas-de-normalisation-par-le-bas_1138017_3232.html

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Re: [réformes de Pécresse] Pour information

Message par Alice B. le Jeu 8 Jan - 23:23

Je précise que cet article est devenu une pétition, que l'on peut signer à l'adresse suivante :
http://petitions.alter.eu.org/index.php?petition=1

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Re: [réformes de Pécresse] Pour information

Message par CecileC le Mer 14 Jan - 22:55

Ce jeudi 15 janvier, jour de l'invitation par la Ministre à Paris de tous les Présidents et Vice-présidents du CNU, doit permettre de donner élan et visibilité aux actions convergentes de la communauté universitaire contre l'explosion du statut des enseignants-chercheurs.

Le SNESUP appelle tous les membres du CNU, tous les universitaires d’Ile de France à participer au

Rassemblement organisé devant le ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche

1, rue Descartes à Paris à 9 heures,

pour marquer notre opposition à l'actuel projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs, et exiger son retrait.

Le SNCS et SLR se sont associés à cette initiative. Le SNESUP a déposé un préavis de grève.

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Re: [réformes de Pécresse] Pour information

Message par CecileC le Jeu 15 Jan - 19:38

APPEL A TOUS LES ETUDIANTS, DOCTORANTS ET POST-DOCTORANTS,
>
> L’objectif de cette lettre* est double : 1) informer rapidement de la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui l’enseignement supérieur et la recherche ; 2) vous inviter à rassembler nos forces afin de mettre en place une parole et une action efficaces contre des réformes qui concernent au premier chef l’avenir de votre génération, et des générations futures.
> Vous êtes nombreux à vous être engagés dans des études supérieures et à avoir entrepris un doctorat, parce que vous aviez l’envie et l’espoir d’obtenir un jour un poste dans le domaine que vous étudiez. Or, depuis que vous avez commencé ou soutenu votre thèse, les conditions de travail ont changé, mais aussi les perspectives de carrière : malgré un discours officiel affirmant que la recherche et l’enseignement supérieur constituent des priorités nationales, 900 postes vont être supprimés en 2009. Cette amputation se traduit par une diminution de 100 postes au concours de chercheurs du CNRS (soit 25% de baisse), et de 200 postes au concours d’enseignants-chercheurs à l’université. Du côté de l’Inserm, le nombre de postes au concours a diminué de 20%. En outre, il faut ajouter que les chercheurs ne seront plus recrutés avant quarante ans (cf. le rapport AERES sur l’Inserm qui sera appliqué à tous les EPST). Par
> ailleurs, non content de supprimer 25% de ses postes statutaires, le CNRS vient d’annoncer qu’il mettait fin au financement des contrats post-doctorants sur subvention d’État et qu’il n’y aura par conséquent pas de campagne de recrutement de post-doctorants en 2009.
> Pour justifier les suppressions de postes dans l’enseignement supérieur et la recherche, V. Pécresse a évoqué un « effort de rationalisation, de bonne gestion ». La méthode ne fait aucun doute : c’est sous la forme précaire que le gouvernement est prêt à augmenter l’emploi dans la recherche. Il s’agit de remplacer les postes pérennes par des emplois de contractuels, sur des CDD courts pour la plupart, financés en bonne partie par l’Agence Nationale de la Recherche (environ 6000 CDD d’une durée moyenne de 14 mois depuis la création de l’ANR en 2005). La rationalisation consiste donc à transformer des emplois stables (ceux qui permettent à leurs titulaires de s’engager dans une recherche risquée, ceux qui permettent d’assurer l’indépendance des chercheurs) en emplois précaires, sur des projets que l’administration ou le gouvernement seront en mesure de piloter. Le salut ne se trouve pas non plus dans le privé :
> seuls 13% des chercheurs embauchés ont un doctorat.
> Si nous nous adressons à vous aujourd’hui, c’est parce que nous savons qu’une autre voie que celle de la précarité est possible, et que nous sommes persuadés qu’une mobilisation efficace peut réussir à mettre un frein à ces réformes.
> Des enseignants, des chercheurs et de nombreux collègues ingénieurs et techniciens des universités et des organismes de recherche luttent déjà. En 2008, ils se sont opposés à plusieurs reprises à la mise en place d’un système dont la clé de voûte est la LRU et le démantèlement programmé des grands organismes de recherche. Actuellement, ils se mobilisent contre les étapes les plus récentes de ces réformes telles la mastérisation des concours, le projet de réforme du statut des enseignants-chercheurs, l’éclatement du CNRS en Instituts, le démantèlement en cours des autres organismes de recherche (CEA, INSERM, INRA, CEMAGREF …), la diminution du nombre des postes et la baisse des budgets contractuels de base des laboratoires. Plusieurs universités ont déjà lancé des grèves administratives, et d’autres s’apprêtent à le faire si leurs revendications ne sont pas entendues. Chercheurs et personnels des universités et
> des organismes de recherche se mobilisent donc non seulement pour préserver l’avenir de ces institutions, mais aussi et surtout pour que cesse l’insulte faite à ceux qui s’engagent dans la préparation d’une carrière scientifique.
> Etudiants, doctorants et docteurs, vous êtes donc au cœur de ces débats. Mais le grand absent de ces discussions, c’est vous. Nous savons que vous disposez de peu de temps et que vous êtes soumis à de fortes contraintes et pressions (explicites ou implicites), mais il est clair que la mobilisation aurait plus de poids si vous vous joigniez à des actions comme le blocage des conseils d’administration du CNRS (19 juin, 27 nov.) et de l’INSERM (4 déc.), l’occupation de l’ANR (27 nov.), les réclamations faites à la CPU (18 déc.). Souvenez-vous qu’en 2004, alors que le gouvernement affichait une volonté de précarisation de nos métiers (transformation de 550 postes statutaires en CDD, gel des crédits), la mobilisation massive (lancée à l’initiative de Sauvons La Recherche), avait abouti à un recul spectaculaire du gouvernement et à la création de 2 500 emplois.
>
> Pour ces raisons, nous vous invitons à participer à l’Assemblée Générale organisée le 20 janvier de 13h-15h par les associations Sauvons La Recherche et Sauvons L’Université, afin de vous informer précisément des réformes en cours, mais aussi de réfléchir aux formes de mobilisation et surtout, de définir des actions. Cette Assemblée Générale s’inscrit au programme de la journée de grève et de manifestation appelée par les syndicats de l’enseignement supérieur et de la recherche.
>
> Mardi 20 janvier 13h-15h
> Université Paris Diderot-Paris 7
> Dalle des Olympiades
> Immeuble Montréal
> Entrée 105 rue de Tolbiac ou 59 rue Nationale
> 75013 Paris
> Salle des thèses
> 2e étage à gauche en sortant de l’ascenseur ou à droite en montant par les escaliers
> Métro : Olympiades, Tolbiac, Porte d’Ivry
>
> Nous vous invitons à diffuser ce mail aussi largement que possible autour de vous.
>
> SLR et SLU

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