Journée d’Etudes "l’Enfermement et ses limites" Institut de Monde Anglophone
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Journée d’Etudes "l’Enfermement et ses limites" Institut de Monde Anglophone
L’équipe du CREAACTIF a le plaisir de vous annoncer la tenue, le 24 juin 2011, de la Journée d’Etudes "l’Enfermement et ses limites" à l’Institut du Monde Anglophone, 5, rue de l'Ecole de Médecine, 75006 Paris, en salle 12.
Vous trouverez ci-dessous le texte de cadrage et le programme de la journée. Les places disponibles étant limitées, nous vous invitons à confirmer votre présence par email à l'une des adresses suivantes:
Organisation et contact:
ellieforrest@yahoo.fr
yvonnemarierogez@gmail.com
Amicalement,
Yvonne-Marie Rogez et Eléonore Lainé Forrest
Les concepts « enfermement » et « limites » n’ont jamais cessé d’être examinés par les différentes branches que compte la science dans l’espoir vain de briser l’enfermement dont l’homme est prisonnier « au sein même de son identité », sinon de percer le mystère de son existence. La sémiologie a façonné des outils de recherche qui permettent de s’intéresser aux signes « enfermement » et « limites » avant qu’ils s’articulent l’un avec l’autre pour servir un signifié commun. L’hétérogénéité première de ces signes est affirmée et conduit à se poser la question de « l’enfermement et ses limites » différemment, c’est-à-dire en abandonnant la vision simplificatrice qui, immédiatement, établit des relations d’opposition entre ces deux notions et celles auxquelles elles font nécessairement écho (liberté, délivrance). Comme Gilles Deleuze le note à propos de l’opposition présumée « vrai » et « faux » : « la condition de vérité ne s’oppose pas au faux, mais à l’absurde : ce qui est sans signification, ce qui ne peut être ni vrai ni faux » (Logique du sens). Peuvent alors être privilégiées les différences, ou la « différance ».
Ainsi, au moyen d’une approche sémiologique, les chercheurs en sciences humaines déshabillent les discours littéraires mais aussi d’autres œuvres artistiques pour révéler les signes qui les constituent, la structure sur laquelle ils reposent. L’enjeu est de montrer l’importance « des effets de surface » trop souvent ignorés en faveur du sens dit « profond » (Logique du sens). Autrement dit, rappeler le primat du signifiant sur le signifié permet de faire apparaître une instance paradoxale, instance que seule une étude distincte et concomitante de ces deux concepts peut révéler. Celle-ci rappelle en effet qu’« enfermement » et « liberté » sont les deux faces d’une seule et même pièce, soit encore que les notions « limites » d’une part et « infini » ou « grandeur » d’autre part se contaminent les unes les autres, ou peuvent être perçues distinctement tout en restant inextricablement liées. C’est en prenant en compte la surface et son autre face, « dont toujours l’une manque à l’autre » (Logique du sens), soit l’instance paradoxale que leur glissement fait apparaître, que l’enfermement et ses limites pourront être examinés. Plutôt que de voir le fait de ne pas être enfermé comme le contraire de l’enfermement, il conviendra de l’envisager comme son autre versant, puis de voir ce qui se passe à la frontière (point de capiton chez Jacques Lacan), à la limite, dans le basculement continu d’une face à l’autre. Cette journée d’études pourra ainsi éclairer la façon dont l’instance paradoxale de l’enfermement et ses limites apparaît dans la littérature et en psychanalyse, mais aussi comment metteurs en scène et cinéastes réussissent à la faire voir sur une scène de théâtre ou dans un film. Sans fil d’Ariane, il conviendra de saisir ce que cette instance reflète, dans un effet scopique permanent.
PROGRAMME:
Séance du matin présidée par Eléonore Lainé Forrest
10h00. Elizabeth Durot-Boucé, Université du Havre
« Limites non-frontières gothiques ou le mystère de la chambre noire »
10h45. Claude Maisonnat, Université Lyon 2
« Extension et Limitation de la Fonction Paternelle dans « Gold Watch » de John McGahern »
11h30. Rédouane Abouddahab, Université Lyon 2
« Texte, inconscient et culture : réflexions sur la clôture théorique et les possibilités textuelles de son déplacement »
12h15. Eléonore Lainé Forrest, Université Paris I et Yvonne-Marie Rogez, Université Paris II
« Fuite et enfermement : réflexion autour des limites sémiologiques et signifiantes dans The Road de Cormac McCarthy »
12h45-14h30 Déjeuner
Séance de l’après-midi présidée par Yvonne-Marie Rogez
14h30. Dr. Bernard Laroche (psychiatre-psychanalyste, Nice)
« Peut-on sortir de l’enfermement psycho-social d’une addiction ? »
15h30. Julie Assouly, Université de Nantes
« Raising Arizona (1987) des frères Coen : les carcans de l'American Way of Life »
16h00. Marc Lainé, (metteur en scène, scénographe)
« La cage de scène, un espace clos et illimité »
16h30. Fin de la journée d’études
Vous trouverez ci-dessous le texte de cadrage et le programme de la journée. Les places disponibles étant limitées, nous vous invitons à confirmer votre présence par email à l'une des adresses suivantes:
Organisation et contact:
ellieforrest@yahoo.fr
yvonnemarierogez@gmail.com
Amicalement,
Yvonne-Marie Rogez et Eléonore Lainé Forrest
Les concepts « enfermement » et « limites » n’ont jamais cessé d’être examinés par les différentes branches que compte la science dans l’espoir vain de briser l’enfermement dont l’homme est prisonnier « au sein même de son identité », sinon de percer le mystère de son existence. La sémiologie a façonné des outils de recherche qui permettent de s’intéresser aux signes « enfermement » et « limites » avant qu’ils s’articulent l’un avec l’autre pour servir un signifié commun. L’hétérogénéité première de ces signes est affirmée et conduit à se poser la question de « l’enfermement et ses limites » différemment, c’est-à-dire en abandonnant la vision simplificatrice qui, immédiatement, établit des relations d’opposition entre ces deux notions et celles auxquelles elles font nécessairement écho (liberté, délivrance). Comme Gilles Deleuze le note à propos de l’opposition présumée « vrai » et « faux » : « la condition de vérité ne s’oppose pas au faux, mais à l’absurde : ce qui est sans signification, ce qui ne peut être ni vrai ni faux » (Logique du sens). Peuvent alors être privilégiées les différences, ou la « différance ».
Ainsi, au moyen d’une approche sémiologique, les chercheurs en sciences humaines déshabillent les discours littéraires mais aussi d’autres œuvres artistiques pour révéler les signes qui les constituent, la structure sur laquelle ils reposent. L’enjeu est de montrer l’importance « des effets de surface » trop souvent ignorés en faveur du sens dit « profond » (Logique du sens). Autrement dit, rappeler le primat du signifiant sur le signifié permet de faire apparaître une instance paradoxale, instance que seule une étude distincte et concomitante de ces deux concepts peut révéler. Celle-ci rappelle en effet qu’« enfermement » et « liberté » sont les deux faces d’une seule et même pièce, soit encore que les notions « limites » d’une part et « infini » ou « grandeur » d’autre part se contaminent les unes les autres, ou peuvent être perçues distinctement tout en restant inextricablement liées. C’est en prenant en compte la surface et son autre face, « dont toujours l’une manque à l’autre » (Logique du sens), soit l’instance paradoxale que leur glissement fait apparaître, que l’enfermement et ses limites pourront être examinés. Plutôt que de voir le fait de ne pas être enfermé comme le contraire de l’enfermement, il conviendra de l’envisager comme son autre versant, puis de voir ce qui se passe à la frontière (point de capiton chez Jacques Lacan), à la limite, dans le basculement continu d’une face à l’autre. Cette journée d’études pourra ainsi éclairer la façon dont l’instance paradoxale de l’enfermement et ses limites apparaît dans la littérature et en psychanalyse, mais aussi comment metteurs en scène et cinéastes réussissent à la faire voir sur une scène de théâtre ou dans un film. Sans fil d’Ariane, il conviendra de saisir ce que cette instance reflète, dans un effet scopique permanent.
PROGRAMME:
Séance du matin présidée par Eléonore Lainé Forrest
10h00. Elizabeth Durot-Boucé, Université du Havre
« Limites non-frontières gothiques ou le mystère de la chambre noire »
10h45. Claude Maisonnat, Université Lyon 2
« Extension et Limitation de la Fonction Paternelle dans « Gold Watch » de John McGahern »
11h30. Rédouane Abouddahab, Université Lyon 2
« Texte, inconscient et culture : réflexions sur la clôture théorique et les possibilités textuelles de son déplacement »
12h15. Eléonore Lainé Forrest, Université Paris I et Yvonne-Marie Rogez, Université Paris II
« Fuite et enfermement : réflexion autour des limites sémiologiques et signifiantes dans The Road de Cormac McCarthy »
12h45-14h30 Déjeuner
Séance de l’après-midi présidée par Yvonne-Marie Rogez
14h30. Dr. Bernard Laroche (psychiatre-psychanalyste, Nice)
« Peut-on sortir de l’enfermement psycho-social d’une addiction ? »
15h30. Julie Assouly, Université de Nantes
« Raising Arizona (1987) des frères Coen : les carcans de l'American Way of Life »
16h00. Marc Lainé, (metteur en scène, scénographe)
« La cage de scène, un espace clos et illimité »
16h30. Fin de la journée d’études

SC- Membre hors-classe

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Thèmes de recherche: Littérature américaine contemporaine: l'accident dans la fiction de Rick Moody
Date d'inscription: 16/04/2008
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