Journée d'études : Les cultures musicales en France : clivages, rapprochements, interactions (années 1760-1830)
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Journée d'études : Les cultures musicales en France : clivages, rapprochements, interactions (années 1760-1830)
JOURNÉE D'ÉTUDE
Vendredi 18 novembre 2011 | Arras (62000)
Les cultures musicales en France : clivages, rapprochements, interactions (années 1760-1830)
La journée d’études se propose d’interroger le jeu complexe de la différentiation culturelle en recherchant, dans les discours et dans les pratiques, la matérialité des clivages, interactions ou rapprochements, propres à tracer des lignes de partage entre culture savante et culture populaire au sein du champ musical. Elle a vocation à susciter des échanges entre les historiens des périodes moderne et contemporaine et les musicologues, mais aussi des spécialistes d’autres champs disciplinaires concernés par ces enjeux. Le cadre hexagonal et la période 1760-1830 – époque d’intenses recompositions sociales, institutionnelles, esthétiques ou techniques – offrent les limites spatiales et temporelles de ces appropriations différenciées, sans que soit privilégié un modèle déterminé de culture musicale.
Journée d’études organisée par Sophie-Anne Leterrier, David Hennebelle et Youri Carbonnier
Vendredi 18 novembre 2011
Université d’Artois, 9 rue du Temple 62000 Arras
Salle des colloques, Maison de la recherche
Il est courant dans nos sociétés occidentales post-modernes d’opposer les cultures musicales savantes aux cultures musicales populaires. Pour autant, ce qui peut apparaître aujourd’hui comme une évidence conceptuelle n’est pas sans poser de multiples problèmes. D’abord parce qu’il n’existe pas de position claire et unanime sur les définitions respectives des unes et des autres et ceci doit nous interroger sur la validité de cette catégorisation. Ensuite parce que son utilisation induit une évolution schismatique qui passe largement sous silence les formes multiples d’interaction, de mobilité et de rapprochement. Enfin, il apparaît difficile, voire illusoire, de dater l’avènement d’une ligne de fracture incontestable, pourtant nécessaire pour donner un contenu et un sens aux unes et aux autres. N’est-il d’ailleurs pas largement arbitraire de fixer temporellement ou géographiquement, même de manière approximative, un phénomène qui, à l’image de la dérive des continents, est toujours à l’œuvre? L’Histoire n’est pas friande de manichéismes et nous enseigne plus sûrement la multiplicité des cultures musicales.
Pour autant, il est difficile de contester que c’est dans le cours du XIXe siècle que se dégagèrent un certain nombre de changements marquants, concomitants et conscients, propres à créer de la frontière au sein de la sphère musicale. L’apparition de lieux (conservatoires, théâtres, salles de concerts…), d’acteurs nouveaux (comme les revues musicales et la critique) et de modèles de diffusion nouveaux produisirent toujours plus de diversité, de hiérarchie et de distinction. Simultanément pourtant, des forces agissaient en sens inverse. L’intérêt affiché pour les musiques populaires, le lien conservé entre musique écrite et orale, le développement accru de la formation et de la pratique musicales, les institutions nouvelles de médiation en constituant les principales illustrations.
Sous l’Ancien Régime, il existait déjà des compartimentages marqués dans les modes de production et de diffusion, les supports, les auditoires et les répertoires. Cependant, les dénominateurs communs étaient suffisamment nombreux pour créer un véritable et large espace musical partagé – et pas seulement à l’église – où les dynamiques de mobilité étaient grandes.
La présente journée d’études se propose d’interroger le jeu complexe de la différentiation culturelle en recherchant, dans les discours et dans les pratiques, la matérialité de ces clivages, interactions ou rapprochements, propres à tracer des lignes de partage au sein du champ musical. Elle a vocation à susciter des échanges entre les historiens des périodes moderne et contemporaine et les musicologues, mais aussi des spécialistes d’autres champs disciplinaires concernés par ces enjeux. Le cadre hexagonal et la période comprise entre les dernières décennies de l’Ancien Régime et le premier tiers du XIXe siècle – époque d’intenses recompositions sociales, institutionnelles, esthétiques ou techniques – offrent les limites spatiales et temporelles de ces appropriations différenciées, sans que soit privilégié un modèle déterminé de culture musicale.
Programme :
Matinée 9h30-12h45
- Youri Carbonnier (Université d’Artois) : Introduction et problématique
- David Hennebelle (Université d’Artois) : « Un théâtre aristocratique et populaire : les Petits Comédiens du Comte de Beaujolais (1784-1790) ».
- Joann Élart (Université de Rouen) : « Le Boieldieu du peuple : autour du centenaire de sa naissance à Rouen en 1875 ».
- Hervé Audéon (CNRS-IRPMF) : « Romances et airs dans les concertos pour piano en France, du Directoire à la Restauration : citations, modèles et enjeux ».
- Jean Gribenski (Université de Poitiers) : « Mozart et la France (1764-vers 1825) ».
Après-midi 14h30-16h30
- Georges Escoffier (Université de Lyon II - Université de Clermont-Ferrand) : « Usage et limites des références populaires : l’exemple de la Messe en Noëls de Louis Grénon (1763) ».
- Jean-François Heintzen : « Les musiques discrètes sortent du bois… Musiques traditionnelles et populaires en Révolution ».
- David Chaillou (Université d’Artois – Université de Paris IV) : « La chanson Vive Henri IV et sa transposition au théâtre en 1814 : une utilisation politique du "populaire" sous la première Restauration ».
- Sophie-Anne Leterrier (Université d’Artois) : Conclusions provisoires
17h30 Concert
Salle de spectacle – Maison de l’étudiant (rue Raoul François)
Autour de « Vive Henri IV » et de chansons de Béranger
Musiques traditionnelles et savantes (Grétry, Cherubini, Rossini)
Vielle à roue, flûte, piano et chant
Lieu
Arras (62000) (Université d'Artois, Maison de la recherche, 9 rue du Temple 62000 Arras)
Contact
Nathalie Cabiran
courriel : nathalie [point] cabiran (at) univ-artois [point] fr
Université d'Artois
Maison de la recherche
9 rue du Temple BP 10665
62030 Arras cedex
Source de l'information
« Les cultures musicales en France : clivages, rapprochements, interactions (années 1760-1830) », Journée d'étude, Calenda, publié le vendredi 04 novembre 2011, http://calenda.revues.org/nouvelle21477.html
Vendredi 18 novembre 2011 | Arras (62000)
Les cultures musicales en France : clivages, rapprochements, interactions (années 1760-1830)
La journée d’études se propose d’interroger le jeu complexe de la différentiation culturelle en recherchant, dans les discours et dans les pratiques, la matérialité des clivages, interactions ou rapprochements, propres à tracer des lignes de partage entre culture savante et culture populaire au sein du champ musical. Elle a vocation à susciter des échanges entre les historiens des périodes moderne et contemporaine et les musicologues, mais aussi des spécialistes d’autres champs disciplinaires concernés par ces enjeux. Le cadre hexagonal et la période 1760-1830 – époque d’intenses recompositions sociales, institutionnelles, esthétiques ou techniques – offrent les limites spatiales et temporelles de ces appropriations différenciées, sans que soit privilégié un modèle déterminé de culture musicale.
Journée d’études organisée par Sophie-Anne Leterrier, David Hennebelle et Youri Carbonnier
Vendredi 18 novembre 2011
Université d’Artois, 9 rue du Temple 62000 Arras
Salle des colloques, Maison de la recherche
Il est courant dans nos sociétés occidentales post-modernes d’opposer les cultures musicales savantes aux cultures musicales populaires. Pour autant, ce qui peut apparaître aujourd’hui comme une évidence conceptuelle n’est pas sans poser de multiples problèmes. D’abord parce qu’il n’existe pas de position claire et unanime sur les définitions respectives des unes et des autres et ceci doit nous interroger sur la validité de cette catégorisation. Ensuite parce que son utilisation induit une évolution schismatique qui passe largement sous silence les formes multiples d’interaction, de mobilité et de rapprochement. Enfin, il apparaît difficile, voire illusoire, de dater l’avènement d’une ligne de fracture incontestable, pourtant nécessaire pour donner un contenu et un sens aux unes et aux autres. N’est-il d’ailleurs pas largement arbitraire de fixer temporellement ou géographiquement, même de manière approximative, un phénomène qui, à l’image de la dérive des continents, est toujours à l’œuvre? L’Histoire n’est pas friande de manichéismes et nous enseigne plus sûrement la multiplicité des cultures musicales.
Pour autant, il est difficile de contester que c’est dans le cours du XIXe siècle que se dégagèrent un certain nombre de changements marquants, concomitants et conscients, propres à créer de la frontière au sein de la sphère musicale. L’apparition de lieux (conservatoires, théâtres, salles de concerts…), d’acteurs nouveaux (comme les revues musicales et la critique) et de modèles de diffusion nouveaux produisirent toujours plus de diversité, de hiérarchie et de distinction. Simultanément pourtant, des forces agissaient en sens inverse. L’intérêt affiché pour les musiques populaires, le lien conservé entre musique écrite et orale, le développement accru de la formation et de la pratique musicales, les institutions nouvelles de médiation en constituant les principales illustrations.
Sous l’Ancien Régime, il existait déjà des compartimentages marqués dans les modes de production et de diffusion, les supports, les auditoires et les répertoires. Cependant, les dénominateurs communs étaient suffisamment nombreux pour créer un véritable et large espace musical partagé – et pas seulement à l’église – où les dynamiques de mobilité étaient grandes.
La présente journée d’études se propose d’interroger le jeu complexe de la différentiation culturelle en recherchant, dans les discours et dans les pratiques, la matérialité de ces clivages, interactions ou rapprochements, propres à tracer des lignes de partage au sein du champ musical. Elle a vocation à susciter des échanges entre les historiens des périodes moderne et contemporaine et les musicologues, mais aussi des spécialistes d’autres champs disciplinaires concernés par ces enjeux. Le cadre hexagonal et la période comprise entre les dernières décennies de l’Ancien Régime et le premier tiers du XIXe siècle – époque d’intenses recompositions sociales, institutionnelles, esthétiques ou techniques – offrent les limites spatiales et temporelles de ces appropriations différenciées, sans que soit privilégié un modèle déterminé de culture musicale.
Programme :
Matinée 9h30-12h45
- Youri Carbonnier (Université d’Artois) : Introduction et problématique
- David Hennebelle (Université d’Artois) : « Un théâtre aristocratique et populaire : les Petits Comédiens du Comte de Beaujolais (1784-1790) ».
- Joann Élart (Université de Rouen) : « Le Boieldieu du peuple : autour du centenaire de sa naissance à Rouen en 1875 ».
- Hervé Audéon (CNRS-IRPMF) : « Romances et airs dans les concertos pour piano en France, du Directoire à la Restauration : citations, modèles et enjeux ».
- Jean Gribenski (Université de Poitiers) : « Mozart et la France (1764-vers 1825) ».
Après-midi 14h30-16h30
- Georges Escoffier (Université de Lyon II - Université de Clermont-Ferrand) : « Usage et limites des références populaires : l’exemple de la Messe en Noëls de Louis Grénon (1763) ».
- Jean-François Heintzen : « Les musiques discrètes sortent du bois… Musiques traditionnelles et populaires en Révolution ».
- David Chaillou (Université d’Artois – Université de Paris IV) : « La chanson Vive Henri IV et sa transposition au théâtre en 1814 : une utilisation politique du "populaire" sous la première Restauration ».
- Sophie-Anne Leterrier (Université d’Artois) : Conclusions provisoires
17h30 Concert
Salle de spectacle – Maison de l’étudiant (rue Raoul François)
Autour de « Vive Henri IV » et de chansons de Béranger
Musiques traditionnelles et savantes (Grétry, Cherubini, Rossini)
Vielle à roue, flûte, piano et chant
Lieu
Arras (62000) (Université d'Artois, Maison de la recherche, 9 rue du Temple 62000 Arras)
Contact
Nathalie Cabiran
courriel : nathalie [point] cabiran (at) univ-artois [point] fr
Université d'Artois
Maison de la recherche
9 rue du Temple BP 10665
62030 Arras cedex
Source de l'information
« Les cultures musicales en France : clivages, rapprochements, interactions (années 1760-1830) », Journée d'étude, Calenda, publié le vendredi 04 novembre 2011, http://calenda.revues.org/nouvelle21477.html

Cécile W- Admin
- Nombre de messages: 1159
ED /EA: 267 Arts et médias/ Ircav/ EnsadLab
Thèmes de recherche: Esthétique et muséologie de l'art contemporain / Le récolement et la conservation des objets numériques/ L'histoire de l'image de synthèse en France.
Date d'inscription: 15/12/2010
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