Revue Écrans n°2 : « Spectateurs et écrans »
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Revue Écrans n°2 : « Spectateurs et écrans »
Appel à contributions
Revue Écrans n°2 :
« Spectateurs et écrans »
Aujourd’hui l’image est dispersée : elle apparaît sur des supports différents. La même image filmique peut apparaître sur des dispositifs d’écrans variables et dans des contextes sociaux distincts. L’image photographique qui connaît cette dispersion depuis longtemps ‑ elle est affiche, page de journal, tableau exposée – s’expose aujourd’hui sur les écrans d’ordinateur ou de téléphone. L’image télévisuelle, dont l’immense appétit a depuis longtemps avalé et reformaté toutes sortes d’images et de spectacles, est de plus en plus déplacée sur les écrans d’ordinateurs. Il en est de même pour l’image cinématographique, aujourd’hui visible en Imax aussi bien que sur un téléphone. La réflexion sur les supports n’est pas neuve en peinture : l’image picturale a même devancé cette dissémination. Cependant, le numérique et ses multiples développements ont largement accentué le mouvement, qui ne peut plus être ignoré.
Ce mouvement pose de nombreux problèmes. Quels effets sur le sens sont-ils produits, et ces effets sont-ils les mêmes pour tous les spectateurs ? Le dispositif de présentation devient-il l’élément décisif de l’appropriation par le spectateur des images ? Ou bien l’usage habituel et fréquent par le spectateur de ces différents dispositifs a-t-il pour conséquence d’atténuer les effets de cette dispersion ? Une série télévisée vue sur le téléviseur du salon, une fois par semaine ou en bloc sur l’écran d’ordinateur reste-t-elle la même série télévisée ? Cette série vue en famille face à un écran plasma, ou bien dans un bus, les écouteurs sur les oreilles, le regard concentré sur un téléphone, est-elle perçue de la même façon ? Les outils numériques qui sont aussi des instruments de production modifient-ils l’activité de réception ?
L’histoire du cinéma, par exemple, recèle de nombreux exemples de ce type de problème. Les spectateurs découvrant dans un cinéma immense une superproduction muette dans les années 1920, peuvent-ils être comparés aux abonnés d’une salle de concert classique qui découvrent le même film, en version restaurée, 90 ans plus tard, accompagné par leur orchestre symphonique favori ? Entre ces deux dates, les tailles des écrans et les capacités des salles ont changé de nombreuses fois, les spectateurs se sont dispersés. La façon d’aller au cinéma s’est transformée. Peut-on définir ce qu’est « un » spectateur « de cinéma-sur-grand-écran » aujourd’hui, dans le contexte de multiplication des écrans ? Peut-on faire une historiographie des études spectatorielles, en observant la façon dont la dispersion s’est accélérée ou ralentie ?
Écrans attend les chercheurs désireux d’aborder l’une ou l’autre des questions posées par la dispersion des images sur l’activité spectatorielle. Afin de traiter d’un tel problème, il faudra poser une théorie du spectateur : préciser de quel(s) spectateur(s) (modèle, saisi dans une relation sociale spécifique, cadré par un contexte de présentation, impliqué par un dispositif, etc.) l’on parle. Ce travail pourrait donc être l’occasion de revisiter une théorie de la réception elle-même bien dispersée et même éparpillée.
Les propositions de communications sont à adresser avant le 15 mars 2012. Les réponses seront données avant le 15 avril. Les articles sont attendus pour une première version le 1er juillet et une seconde avec les éventuelles modifications demandées le 1er septembre.
Martin.Barnier@univ-lyon2.fr
Sonia.cabrita@univ-lyon3.fr
Le numéro 2 d’Écrans paraîtra en novembre 2012.
Responsable : Revue Ecrans / groupe Marge
Url de référence :
http://www.revue-ecrans.net
Revue Écrans n°2 :
« Spectateurs et écrans »
Aujourd’hui l’image est dispersée : elle apparaît sur des supports différents. La même image filmique peut apparaître sur des dispositifs d’écrans variables et dans des contextes sociaux distincts. L’image photographique qui connaît cette dispersion depuis longtemps ‑ elle est affiche, page de journal, tableau exposée – s’expose aujourd’hui sur les écrans d’ordinateur ou de téléphone. L’image télévisuelle, dont l’immense appétit a depuis longtemps avalé et reformaté toutes sortes d’images et de spectacles, est de plus en plus déplacée sur les écrans d’ordinateurs. Il en est de même pour l’image cinématographique, aujourd’hui visible en Imax aussi bien que sur un téléphone. La réflexion sur les supports n’est pas neuve en peinture : l’image picturale a même devancé cette dissémination. Cependant, le numérique et ses multiples développements ont largement accentué le mouvement, qui ne peut plus être ignoré.
Ce mouvement pose de nombreux problèmes. Quels effets sur le sens sont-ils produits, et ces effets sont-ils les mêmes pour tous les spectateurs ? Le dispositif de présentation devient-il l’élément décisif de l’appropriation par le spectateur des images ? Ou bien l’usage habituel et fréquent par le spectateur de ces différents dispositifs a-t-il pour conséquence d’atténuer les effets de cette dispersion ? Une série télévisée vue sur le téléviseur du salon, une fois par semaine ou en bloc sur l’écran d’ordinateur reste-t-elle la même série télévisée ? Cette série vue en famille face à un écran plasma, ou bien dans un bus, les écouteurs sur les oreilles, le regard concentré sur un téléphone, est-elle perçue de la même façon ? Les outils numériques qui sont aussi des instruments de production modifient-ils l’activité de réception ?
L’histoire du cinéma, par exemple, recèle de nombreux exemples de ce type de problème. Les spectateurs découvrant dans un cinéma immense une superproduction muette dans les années 1920, peuvent-ils être comparés aux abonnés d’une salle de concert classique qui découvrent le même film, en version restaurée, 90 ans plus tard, accompagné par leur orchestre symphonique favori ? Entre ces deux dates, les tailles des écrans et les capacités des salles ont changé de nombreuses fois, les spectateurs se sont dispersés. La façon d’aller au cinéma s’est transformée. Peut-on définir ce qu’est « un » spectateur « de cinéma-sur-grand-écran » aujourd’hui, dans le contexte de multiplication des écrans ? Peut-on faire une historiographie des études spectatorielles, en observant la façon dont la dispersion s’est accélérée ou ralentie ?
Écrans attend les chercheurs désireux d’aborder l’une ou l’autre des questions posées par la dispersion des images sur l’activité spectatorielle. Afin de traiter d’un tel problème, il faudra poser une théorie du spectateur : préciser de quel(s) spectateur(s) (modèle, saisi dans une relation sociale spécifique, cadré par un contexte de présentation, impliqué par un dispositif, etc.) l’on parle. Ce travail pourrait donc être l’occasion de revisiter une théorie de la réception elle-même bien dispersée et même éparpillée.
Les propositions de communications sont à adresser avant le 15 mars 2012. Les réponses seront données avant le 15 avril. Les articles sont attendus pour une première version le 1er juillet et une seconde avec les éventuelles modifications demandées le 1er septembre.
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Thèmes de recherche: Littérature américaine contemporaine: l'accident dans la fiction de Rick Moody
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