"Traduire sans papiers" : Poétiques de la traduction/politiques de la traductologie - appel
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"Traduire sans papiers" : Poétiques de la traduction/politiques de la traductologie - appel
Date limite pour cet appel : 30 janvier 2012.
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« Traduire sans papiers » : Poétiques de la traduction/politiques de la traductologie / Illegal Translation : Poetics/Politics of Translation (English follows)
ENS de Lyon ? CERCC (Centre d?Etudes et de recherches Comparées sur la création, EA 1633)
10-12 octobre 2012
Appel à communications :
« La traduction favorise la compréhension entre les peu ples et la coopération entre les nations », lit-on dans les actes de la conférence de Nairobi organisée par l?Unesco en 1976. On se figure volontiers la traduction comme un pont per mettant de passer d?une « langue source » à une « langue cible » comme on se rend d?une rive « de départ » à la rive « d?arrivée ». Conciliatrice en apparence, cette représenta tion ne risque t-elle pas de favoriser l?instrumentali sation identitaire des langues ? La traduction est-elle un moyen de bâtir des arches de concorde ou bien de sécuriser des tracés de frontières ? Les langues semblent, en effet, som mées d?assurer une ligne de partage entre « soi » et « l?étranger », de préférence en épousant les frontières des états nations. La métaphore du pont préserve de rassu rantes oppositions et garantit des dualités pratiques, mais elle tend à escamoter les ruptures langagières ou, pire encore, à les consolider en objets théoriques. Dans un contexte de « débat » sur « l?identité nationale » et de rétablissement des frontières européennes, il y a peut- être une forme d?urgence à modifier cette représentation de l?acte de traduire. Sitôt dissipée l?illusion du pont, on s?aperçoit que la traduction ne se réduit pas à un pas sage ni à un transfert d?une langue source vers une langue cible. Elle semble plutôt réactualiser, à un autre point du temps, le battement d?une énonciation dont l?origine étrangère est la marque d?une désassurance, d?une incertitude, car ce battement ouvre une brèche dans les langues, dévoile leurs stratifications et leurs lignes de faille. Il est impossi ble, dès lors, de concevoir « la langue » comme une entité stable et indivisible. « Traduire sans papiers », ce n?est pas cher cher l?équivalent linguistique de cette expression en anglais ou en inuqtikut : c?est se donner pour tâche de penser la traduction dans sa dimension la plus subversive de mise en crise des identités. Résolument international et trans disciplinaire, ce colloque est ouvert à de multiples propositions. Parmi les pistes possibles, on peut mention ner de manière non exhaustive :
? L?analyse des marques spécifiques du texte traduit. Qu?est-ce qu?une énonciation traduisante ? L?examen concret des textes est nécessaire pour ramener la théorie de la tra duction à sa nature d?expérience : il s?agit d?élaborer une véritable pensée-pratique, seule à même de rendre compte de l?évènement qu?est la traduction. Ramenée à l?échelle microscopique des indices de l?énonciation, la distinction entre texte « original » et texte traduit s?avère épineuse. Qu?en est-il des cas limites qui semblent relever d?une tératologie de la traduction : pseudo-tra ductions, textes faussement bilingues, traductions sans originaux ou encore textes simultanément sources et cibles ?
? Comment lit-on un texte traduit ? C?est à dire, indissociablement, à qui s?adresse t-il et comment ? Où situer l?instance d?énonciation d?une traduction ? Vient-elle s?ajouter ou bien se substituer à l?énonciateur initial ? La situation du traducteur n?est pas sans évoquer le texte de Gayatri Spivak, Can the Subaltern Speak ? Y a t-il un risque d?usur pation, de parole soufflée en traduction ? D?autres appro ches des textes, comme celle de l?anthropologie esquissée par Karin Barber, nous permettent d?avancer dans cette inter rogation.
? L?exploration de l?historicité des traductions. La traduction est fondamentalement intempestive. Elle donne le mouvement des traditions et en accompagne la déhiscence. Il ne s?agit pas de lisser le devenir diachroni que de la traduction mais de localiser les télescopages entre les textes et entre les pratiques. Le « contexte » semble rester extérieur au texte comme le ferait un contenant neutre. Dans quels termes saisir les circonstances qui participent de la trame du texte, de son grain et de la manière dont il s?adresse à ses coénonciateurs ? Peut-on montrer que le court- circuit de la traduction rend brusquement lisibles les cir constances particulières du texte de départ ?
? Les politiques linguistiques. Les événements de traductions ne sont pas indépendants de leurs conditions de pos sibilité - décisions éditoriales, moyens financiers, etc. D?ordinaire, l?importance octroyée à la traduction résulte des politiques linguistiques. Pourrait-on, à l?inverse, imaginer d?autres formes de politiques à partir de la traduction ? Envisagé selon cette perspective, l?intraduisible se déleste de sa dimension métaphysi que pour apparaître sous un autre jour : ne donne t-il pas à lire une forme de résistance ?
Les propositions de communication sont à envoyer à dayre@orange.fr et à myriam.suchet@ens-lyon.fr avant le 30 janvier 2012
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Call for papers :
According to the Unesco, ?translation promotes understan ding between the people of the world and co-operation among nations.? Translation is usually described as a form of brid ging that links a ?source language? to a ?target tongue,? as if the issue consisted in passing from one shore to another. Such an image contributes to reducing languages to mere vectors of identities. Is translation really a way of building lines of agreement, or is it rather a way of establishing and streng thening borders ? Languages are required to separate what is ?ours? from what is ?foreign? and in doing so, they echo and confirm national borders. The bridge metaphor maintains reas suring and practical oppositions, also because it conceals speech acts and discursive gaps, and tends to transform these gaps into established theoretical objects. Given the contem porary debates over ?national identity? and the closing of European borders, it may well be urgent to modify such a repre sentation of the act of translation. Translation should per haps not be considered as a transfer from a source language to a target language, but rather as a new enactment of a speech act that has previously occurred. The speech act as such makes every single tongue insecure, be it foreign or familiar, in the sense that it opens up a whole range of contexts, strata, faults and gaps, which make it impossible to conceive any ?tongue? as a stable and homogeneous entity. The idea of ?Illegal Translation,? as in the phrase ?illegal immigrants,? invites us to explore the most subversive aspects of translation as they are linked to the crisis that occurs within every identity, and that displaces the sense of identity itself. We would like to open this interna tional and interdisciplinary conference to different proposals. Among the many possible perspectives, let us mention but a few ? without closing the list :
? Historicity and translation. Translation, as a form of obli que judgement, is in some sense always illegal. Translation is untimely : it opens the way to transmission ; it reopens forms that have been traditionally established and therefore accompanies their dehiscence. Translating is always retransla ting. Our aim is not to consider a diachronic movement of translation that would result in producing a smooth tradi tion or history, but rather to localize moments in which establi shed texts and contemporary or re-enacted practices clash with one another. Because it implies a form of interpretive crisis within the act of re-enactment, translation provides a form of critical breach, which may be considered as illegal deformation of the original, or on the contrary as a judgmen tal re-formation. Both these forms, de-formations or re-for mations are likely to reveal the history of the original, and imply a point of view, some form of judgement on the original itself.
? How do we read a translation ? What are the specific marks of a translated text ? It is only through the detailed enuncia tion of a given text that we are likely to grasp translation as an event. The close-reading of translations is required to ela borate a theory that will acknowledge the fact that transla ting is essentially a practical experience, a practical re- enactment of a speech act. Writing a translation is a speci fic act. To whom is the translation destined ? and how is it given as such to the reader ? How is it possible to situate its sender ? Does the specific sender-producer of a translation reduplicate the initial speaker/narrator, or does s-he replace him or her ? and how ? How does the text reveal or mask the risks of usurpation contained in translation ? How is the ?difference and repetition? of translation inscri bed ? The ?anthropology of texts? developed by Karin Barber might help to address this issue. Gayatri Spivak?s essay, Can the Subaltern Speak ? involves the question : ?can the subaltern stop translating ? And how ??. Are linguistic policies pos sible without taking into account the question of the Untranslatable ? Events of translation are made possible by certain circumstances ? editorial programs, financial subsidies, etc. The importance of translation usually relies on political decisions. It may be interesting to address this issue the other way around, and to imagine linguistic policies from a multilingual and translational perspective ? One of the first consequences of such a ?translational turn? in the conception of languages would be to abandon the meta physical notion of the ?untranslatable? and to favour a pragmatic approach of idiomatic variations and diversi ties within any form of language and speech act. ?Untranslatability? is perhaps the form of inner resistance that language establishes within its own constitutive move ment and poetic variability.
Proposals for papers are to be sent to dayre@orange.fr and to myriam.suchet@ens-lyon. fr before the 30th of January
Invités d?honneurs / keynote speakers :
Trois conférences plénières seront données (liste non close à ce jour) par Emily Apter, Naoki Sakai et Sherry Simon.
Organisation générale :
Outre les communications scientifiques individuel les d?un format de 20 minutes suivies de 10 minutes de ques tions, se tiendront des ateliers de travail collectif autour d?une problématique spécifique dans une langue au choix des participants. Nos réflexions seront accompagnées de deux moments de partage artistique : une mise en scène de Jean Mouchard à partir d?un scénario du cinéaste iranien Javad Zeiny et une lecture croisée de textes poétiques en traduction par Pierre Joris et Habib Tengour.
Comité scientifique :
Abecassis Frédéric, Maître de conférences en histoire contem poraine à l?ENS, membre du Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes (LARHRA) spécialisé en histoire moderne et contem poraine
Coquio Catherine, Professeure de littérature comparée à Paris 8, Présidente de l?Association Internationale de Recherches sur les Crimes contre l?Humanité et les Génocides
Dayre Eric, Professeur en littérature comparée à l?ENS- Lyon, directeur du Centre d?Etudes et de Recherches Comparées sur la Création (CERCC),
Godeau Florence, Professeure de Littérature générale et compa rée à Lyon 3
Joubert Claire, Professeure de littératures anglaises à Paris 8
Matheron Carole, Maître de conférences HDR de littérature comparée à Paris 3
Pollock Jonathan, Maître de conférences à l?Université de Perpignan Via Domitia, Directeur du centre de recherches Voyages, Echanges, Confrontations, Transformations,
Poulin Isabelle, Professeure de Littérature comparée à l?Université Michel de Montaigne de Bordeaux 3
Samoyault Tiphaine, Professeure et responsable du départe ment de littérature comparée à Paris 8
Suchet Myriam, ATER en littérature comparée à l?ENS- Lyon, membre du CERCC
Cornelia Möser
Sonnenallee 65
12045 Berlin
+49 30 53798745
+178 1538230
Cornelia@Moeser.de
Source :
http://cercc.ens-lyon.fr/spip.php?article161
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ENS de Lyon ? CERCC (Centre d?Etudes et de recherches Comparées sur la création, EA 1633)
10-12 octobre 2012
Appel à communications :
« La traduction favorise la compréhension entre les peu ples et la coopération entre les nations », lit-on dans les actes de la conférence de Nairobi organisée par l?Unesco en 1976. On se figure volontiers la traduction comme un pont per mettant de passer d?une « langue source » à une « langue cible » comme on se rend d?une rive « de départ » à la rive « d?arrivée ». Conciliatrice en apparence, cette représenta tion ne risque t-elle pas de favoriser l?instrumentali sation identitaire des langues ? La traduction est-elle un moyen de bâtir des arches de concorde ou bien de sécuriser des tracés de frontières ? Les langues semblent, en effet, som mées d?assurer une ligne de partage entre « soi » et « l?étranger », de préférence en épousant les frontières des états nations. La métaphore du pont préserve de rassu rantes oppositions et garantit des dualités pratiques, mais elle tend à escamoter les ruptures langagières ou, pire encore, à les consolider en objets théoriques. Dans un contexte de « débat » sur « l?identité nationale » et de rétablissement des frontières européennes, il y a peut- être une forme d?urgence à modifier cette représentation de l?acte de traduire. Sitôt dissipée l?illusion du pont, on s?aperçoit que la traduction ne se réduit pas à un pas sage ni à un transfert d?une langue source vers une langue cible. Elle semble plutôt réactualiser, à un autre point du temps, le battement d?une énonciation dont l?origine étrangère est la marque d?une désassurance, d?une incertitude, car ce battement ouvre une brèche dans les langues, dévoile leurs stratifications et leurs lignes de faille. Il est impossi ble, dès lors, de concevoir « la langue » comme une entité stable et indivisible. « Traduire sans papiers », ce n?est pas cher cher l?équivalent linguistique de cette expression en anglais ou en inuqtikut : c?est se donner pour tâche de penser la traduction dans sa dimension la plus subversive de mise en crise des identités. Résolument international et trans disciplinaire, ce colloque est ouvert à de multiples propositions. Parmi les pistes possibles, on peut mention ner de manière non exhaustive :
? L?analyse des marques spécifiques du texte traduit. Qu?est-ce qu?une énonciation traduisante ? L?examen concret des textes est nécessaire pour ramener la théorie de la tra duction à sa nature d?expérience : il s?agit d?élaborer une véritable pensée-pratique, seule à même de rendre compte de l?évènement qu?est la traduction. Ramenée à l?échelle microscopique des indices de l?énonciation, la distinction entre texte « original » et texte traduit s?avère épineuse. Qu?en est-il des cas limites qui semblent relever d?une tératologie de la traduction : pseudo-tra ductions, textes faussement bilingues, traductions sans originaux ou encore textes simultanément sources et cibles ?
? Comment lit-on un texte traduit ? C?est à dire, indissociablement, à qui s?adresse t-il et comment ? Où situer l?instance d?énonciation d?une traduction ? Vient-elle s?ajouter ou bien se substituer à l?énonciateur initial ? La situation du traducteur n?est pas sans évoquer le texte de Gayatri Spivak, Can the Subaltern Speak ? Y a t-il un risque d?usur pation, de parole soufflée en traduction ? D?autres appro ches des textes, comme celle de l?anthropologie esquissée par Karin Barber, nous permettent d?avancer dans cette inter rogation.
? L?exploration de l?historicité des traductions. La traduction est fondamentalement intempestive. Elle donne le mouvement des traditions et en accompagne la déhiscence. Il ne s?agit pas de lisser le devenir diachroni que de la traduction mais de localiser les télescopages entre les textes et entre les pratiques. Le « contexte » semble rester extérieur au texte comme le ferait un contenant neutre. Dans quels termes saisir les circonstances qui participent de la trame du texte, de son grain et de la manière dont il s?adresse à ses coénonciateurs ? Peut-on montrer que le court- circuit de la traduction rend brusquement lisibles les cir constances particulières du texte de départ ?
? Les politiques linguistiques. Les événements de traductions ne sont pas indépendants de leurs conditions de pos sibilité - décisions éditoriales, moyens financiers, etc. D?ordinaire, l?importance octroyée à la traduction résulte des politiques linguistiques. Pourrait-on, à l?inverse, imaginer d?autres formes de politiques à partir de la traduction ? Envisagé selon cette perspective, l?intraduisible se déleste de sa dimension métaphysi que pour apparaître sous un autre jour : ne donne t-il pas à lire une forme de résistance ?
Les propositions de communication sont à envoyer à dayre@orange.fr et à myriam.suchet@ens-lyon.fr avant le 30 janvier 2012
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According to the Unesco, ?translation promotes understan ding between the people of the world and co-operation among nations.? Translation is usually described as a form of brid ging that links a ?source language? to a ?target tongue,? as if the issue consisted in passing from one shore to another. Such an image contributes to reducing languages to mere vectors of identities. Is translation really a way of building lines of agreement, or is it rather a way of establishing and streng thening borders ? Languages are required to separate what is ?ours? from what is ?foreign? and in doing so, they echo and confirm national borders. The bridge metaphor maintains reas suring and practical oppositions, also because it conceals speech acts and discursive gaps, and tends to transform these gaps into established theoretical objects. Given the contem porary debates over ?national identity? and the closing of European borders, it may well be urgent to modify such a repre sentation of the act of translation. Translation should per haps not be considered as a transfer from a source language to a target language, but rather as a new enactment of a speech act that has previously occurred. The speech act as such makes every single tongue insecure, be it foreign or familiar, in the sense that it opens up a whole range of contexts, strata, faults and gaps, which make it impossible to conceive any ?tongue? as a stable and homogeneous entity. The idea of ?Illegal Translation,? as in the phrase ?illegal immigrants,? invites us to explore the most subversive aspects of translation as they are linked to the crisis that occurs within every identity, and that displaces the sense of identity itself. We would like to open this interna tional and interdisciplinary conference to different proposals. Among the many possible perspectives, let us mention but a few ? without closing the list :
? Historicity and translation. Translation, as a form of obli que judgement, is in some sense always illegal. Translation is untimely : it opens the way to transmission ; it reopens forms that have been traditionally established and therefore accompanies their dehiscence. Translating is always retransla ting. Our aim is not to consider a diachronic movement of translation that would result in producing a smooth tradi tion or history, but rather to localize moments in which establi shed texts and contemporary or re-enacted practices clash with one another. Because it implies a form of interpretive crisis within the act of re-enactment, translation provides a form of critical breach, which may be considered as illegal deformation of the original, or on the contrary as a judgmen tal re-formation. Both these forms, de-formations or re-for mations are likely to reveal the history of the original, and imply a point of view, some form of judgement on the original itself.
? How do we read a translation ? What are the specific marks of a translated text ? It is only through the detailed enuncia tion of a given text that we are likely to grasp translation as an event. The close-reading of translations is required to ela borate a theory that will acknowledge the fact that transla ting is essentially a practical experience, a practical re- enactment of a speech act. Writing a translation is a speci fic act. To whom is the translation destined ? and how is it given as such to the reader ? How is it possible to situate its sender ? Does the specific sender-producer of a translation reduplicate the initial speaker/narrator, or does s-he replace him or her ? and how ? How does the text reveal or mask the risks of usurpation contained in translation ? How is the ?difference and repetition? of translation inscri bed ? The ?anthropology of texts? developed by Karin Barber might help to address this issue. Gayatri Spivak?s essay, Can the Subaltern Speak ? involves the question : ?can the subaltern stop translating ? And how ??. Are linguistic policies pos sible without taking into account the question of the Untranslatable ? Events of translation are made possible by certain circumstances ? editorial programs, financial subsidies, etc. The importance of translation usually relies on political decisions. It may be interesting to address this issue the other way around, and to imagine linguistic policies from a multilingual and translational perspective ? One of the first consequences of such a ?translational turn? in the conception of languages would be to abandon the meta physical notion of the ?untranslatable? and to favour a pragmatic approach of idiomatic variations and diversi ties within any form of language and speech act. ?Untranslatability? is perhaps the form of inner resistance that language establishes within its own constitutive move ment and poetic variability.
Proposals for papers are to be sent to dayre@orange.fr and to myriam.suchet@ens-lyon. fr before the 30th of January
Invités d?honneurs / keynote speakers :
Trois conférences plénières seront données (liste non close à ce jour) par Emily Apter, Naoki Sakai et Sherry Simon.
Organisation générale :
Outre les communications scientifiques individuel les d?un format de 20 minutes suivies de 10 minutes de ques tions, se tiendront des ateliers de travail collectif autour d?une problématique spécifique dans une langue au choix des participants. Nos réflexions seront accompagnées de deux moments de partage artistique : une mise en scène de Jean Mouchard à partir d?un scénario du cinéaste iranien Javad Zeiny et une lecture croisée de textes poétiques en traduction par Pierre Joris et Habib Tengour.
Comité scientifique :
Abecassis Frédéric, Maître de conférences en histoire contem poraine à l?ENS, membre du Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes (LARHRA) spécialisé en histoire moderne et contem poraine
Coquio Catherine, Professeure de littérature comparée à Paris 8, Présidente de l?Association Internationale de Recherches sur les Crimes contre l?Humanité et les Génocides
Dayre Eric, Professeur en littérature comparée à l?ENS- Lyon, directeur du Centre d?Etudes et de Recherches Comparées sur la Création (CERCC),
Godeau Florence, Professeure de Littérature générale et compa rée à Lyon 3
Joubert Claire, Professeure de littératures anglaises à Paris 8
Matheron Carole, Maître de conférences HDR de littérature comparée à Paris 3
Pollock Jonathan, Maître de conférences à l?Université de Perpignan Via Domitia, Directeur du centre de recherches Voyages, Echanges, Confrontations, Transformations,
Poulin Isabelle, Professeure de Littérature comparée à l?Université Michel de Montaigne de Bordeaux 3
Samoyault Tiphaine, Professeure et responsable du départe ment de littérature comparée à Paris 8
Suchet Myriam, ATER en littérature comparée à l?ENS- Lyon, membre du CERCC
Cornelia Möser
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+49 30 53798745
+178 1538230
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Cécile W- Admin
- Nombre de messages: 1159
ED /EA: 267 Arts et médias/ Ircav/ EnsadLab
Thèmes de recherche: Esthétique et muséologie de l'art contemporain / Le récolement et la conservation des objets numériques/ L'histoire de l'image de synthèse en France.
Date d'inscription: 15/12/2010
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