Séminaire Culture matérielle et visuelle / Lille 3
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Séminaire Culture matérielle et visuelle / Lille 3
Séminaire CULTURE MATERIELLE ET VISUELLE en trois dates
4 avril 2012 : Part de là l’histoire de l’art (jeu de mot assumé)
16 mai 2012 : Cultures de l’apparence
5 juin 2012 : Les émotions esthétiques
LogoLille3.jpg
Maison de la Recherche, Campus Pont-de-Bois, Université Lille 3
4 avril (salle F013, ancienne 008), 16 mai (F013), 5 juin 2012 (F013)
de 10 à 17 heures
Contact : Gil Bartholeyns - gilbartho@gmail.com
Inauguré au printemps 2011, le séminaire met à l’honneur les images et les univers visuels et sensibles dans une perspective anthropologique et historique. Chaque séance, prenant la forme d’une journée, est l’occasion d’écouter plusieurs chercheurs de niveau international sur un sujet de leur choix, auquel ils donnent une dimension méthodologique. Visualité, imaginaire, consommation, corps, cinéma, fiction, mode, patrimoine ou design – cette diversité permet de poursuivre notre tour d’horizon des débats et enjeux actuels, sans a priori de discipline, d’aire culturelle ni de période.
Trois thématiques seront au programme de cette année 2011-2012 : « Part de la l’histoire de l’art » ou les renouvellements en cours ou possibles de cette discipline ; les « Cultures de l’apparence », consacrée aux dimensions visuelles du social et du sujet ; « Les émotions esthétiques » pour parler d’esthétique sans présupposer un rapport à l’Art.
Journée 1 - Part de là l’histoire de l’art - 4 avril 2012
L’histoire de l’art comme discipline vacille sur ses bases si elle conserve l’objet qui l’a fondée : la notion même d’art. Sauf à faire l’histoire de cette notion, sauf à développer une sociologie critique de l’attribution de cette qualité, sauf à viser sans a priori des œuvres et des arts de faire, sauf encore à comprendre les valeurs de l’éminence historique ou contemporaine. « Part de là l’histoire de l’art », jeu de mot assumé, est une manière d’évoquer les renouvellements et ouvertures que connaît aujourd’hui ce champ, sans rompre avec l’immense apport d’expertise et de méthodes qu’il représente aux côtés des sciences sociales.
Nathalie Heinich (CNRS/EHESS – sociologue)
« Le désir de voir ou la consommation de la célébrité »
Jean-Marc Leveratto (Université de Metz – sociologue)
« Histoire de l'art et anthropologie du spectacle : l'expérience du spectateur »
Patrick Boucheron (Paris I – historien)
« L’écran de la Renaissance : cinéma du génie et coproduction de l’art »
Journée 2 - Cultures de l’apparence - 16 mai 2012
Une « culture de l’apparence » désigne ici un monde de références matérielles et visuelles plus ou moins perceptibles quand on y entre : dans l’été, en prison, dans un milieu social ou professionnel, mais aussi dans une œuvre ou un genre et, à plus grande échelle, d’une société ou d’une époque à l’autre. Des ensembles au contact desquels on sait d’emblée, mais de manière souvent énigmatique, si quelqu’un, soi-même ou quelque chose en fait partie. Ce ne sont pas des « styles » au sens classique, ni des Zeitgeists donnant à toutes choses une sorte de parenté isolante. Il s’agit toujours d’univers qui prennent sens, se pratiquent, se manifestent par rapport à d’autres.
Gabrielle Culand (ethnologue documentariste)
« Les Punks à chien, une anthropologie visuelle »
Pierre Lannoy (Université libre de Bruxelles – sociologue)
« Les apparences de l’enthousiasme. Profondeurs et superficialités de la passion autour de la Coccinelle Volkswagen »
Farid Chenoune (historien de la mode, auteur entre autres de Les Dessous de la féminité. Un siècle de lingerie, Dior, Yves Saint Laurent)
« Qu’est-ce que le glamour ? »
Journée 3 - Les émotions esthétiques - 5 juin 2012
Le rapport esthétique dans notre société est d’abord un rapport à l’Art – l’Italie de la Renaissance, les grandes toiles de maîtres, éventuellement telle photographie ou tel monument – et c’est toujours un rapport à la « haute » culture, où l’émotion (immédiate, irréfléchie, désarmante) n’a pas droit de cité. Une série d’expériences, d’affects, de sensations existe cependant, que l'on peut dire esthétiques (sinon que sont-elles ?) quand elles ont pour objet des artefacts, des images ou des spectacles. Certaines émotions semblent avoir existé de tout temps, d’autres sont plus récentes, mais toutes ont une histoire et souvent des penseurs mémorables : le sublime, l’érotisme, la nostalgie, mais aussi le vintage, le kitsch ou l’effet « wow ! ».
Arnauld Pierre (Paris IV – historien de l’art)
« L’extase esthétique. Stendhal et son syndrome »
Manuel Charpy (Université Lille 3 – historien)
« Commerces et consommations des apparences du passé à Paris et New York au 19e siècle »
David Berliner (Université libre de Bruxelles – anthropologue)
« L’expert nostalgique »
4 avril 2012 : Part de là l’histoire de l’art (jeu de mot assumé)
16 mai 2012 : Cultures de l’apparence
5 juin 2012 : Les émotions esthétiques
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Maison de la Recherche, Campus Pont-de-Bois, Université Lille 3
4 avril (salle F013, ancienne 008), 16 mai (F013), 5 juin 2012 (F013)
de 10 à 17 heures
Contact : Gil Bartholeyns - gilbartho@gmail.com
Inauguré au printemps 2011, le séminaire met à l’honneur les images et les univers visuels et sensibles dans une perspective anthropologique et historique. Chaque séance, prenant la forme d’une journée, est l’occasion d’écouter plusieurs chercheurs de niveau international sur un sujet de leur choix, auquel ils donnent une dimension méthodologique. Visualité, imaginaire, consommation, corps, cinéma, fiction, mode, patrimoine ou design – cette diversité permet de poursuivre notre tour d’horizon des débats et enjeux actuels, sans a priori de discipline, d’aire culturelle ni de période.
Trois thématiques seront au programme de cette année 2011-2012 : « Part de la l’histoire de l’art » ou les renouvellements en cours ou possibles de cette discipline ; les « Cultures de l’apparence », consacrée aux dimensions visuelles du social et du sujet ; « Les émotions esthétiques » pour parler d’esthétique sans présupposer un rapport à l’Art.
Journée 1 - Part de là l’histoire de l’art - 4 avril 2012
L’histoire de l’art comme discipline vacille sur ses bases si elle conserve l’objet qui l’a fondée : la notion même d’art. Sauf à faire l’histoire de cette notion, sauf à développer une sociologie critique de l’attribution de cette qualité, sauf à viser sans a priori des œuvres et des arts de faire, sauf encore à comprendre les valeurs de l’éminence historique ou contemporaine. « Part de là l’histoire de l’art », jeu de mot assumé, est une manière d’évoquer les renouvellements et ouvertures que connaît aujourd’hui ce champ, sans rompre avec l’immense apport d’expertise et de méthodes qu’il représente aux côtés des sciences sociales.
Nathalie Heinich (CNRS/EHESS – sociologue)
« Le désir de voir ou la consommation de la célébrité »
Jean-Marc Leveratto (Université de Metz – sociologue)
« Histoire de l'art et anthropologie du spectacle : l'expérience du spectateur »
Patrick Boucheron (Paris I – historien)
« L’écran de la Renaissance : cinéma du génie et coproduction de l’art »
Journée 2 - Cultures de l’apparence - 16 mai 2012
Une « culture de l’apparence » désigne ici un monde de références matérielles et visuelles plus ou moins perceptibles quand on y entre : dans l’été, en prison, dans un milieu social ou professionnel, mais aussi dans une œuvre ou un genre et, à plus grande échelle, d’une société ou d’une époque à l’autre. Des ensembles au contact desquels on sait d’emblée, mais de manière souvent énigmatique, si quelqu’un, soi-même ou quelque chose en fait partie. Ce ne sont pas des « styles » au sens classique, ni des Zeitgeists donnant à toutes choses une sorte de parenté isolante. Il s’agit toujours d’univers qui prennent sens, se pratiquent, se manifestent par rapport à d’autres.
Gabrielle Culand (ethnologue documentariste)
« Les Punks à chien, une anthropologie visuelle »
Pierre Lannoy (Université libre de Bruxelles – sociologue)
« Les apparences de l’enthousiasme. Profondeurs et superficialités de la passion autour de la Coccinelle Volkswagen »
Farid Chenoune (historien de la mode, auteur entre autres de Les Dessous de la féminité. Un siècle de lingerie, Dior, Yves Saint Laurent)
« Qu’est-ce que le glamour ? »
Journée 3 - Les émotions esthétiques - 5 juin 2012
Le rapport esthétique dans notre société est d’abord un rapport à l’Art – l’Italie de la Renaissance, les grandes toiles de maîtres, éventuellement telle photographie ou tel monument – et c’est toujours un rapport à la « haute » culture, où l’émotion (immédiate, irréfléchie, désarmante) n’a pas droit de cité. Une série d’expériences, d’affects, de sensations existe cependant, que l'on peut dire esthétiques (sinon que sont-elles ?) quand elles ont pour objet des artefacts, des images ou des spectacles. Certaines émotions semblent avoir existé de tout temps, d’autres sont plus récentes, mais toutes ont une histoire et souvent des penseurs mémorables : le sublime, l’érotisme, la nostalgie, mais aussi le vintage, le kitsch ou l’effet « wow ! ».
Arnauld Pierre (Paris IV – historien de l’art)
« L’extase esthétique. Stendhal et son syndrome »
Manuel Charpy (Université Lille 3 – historien)
« Commerces et consommations des apparences du passé à Paris et New York au 19e siècle »
David Berliner (Université libre de Bruxelles – anthropologue)
« L’expert nostalgique »

Cécile W- Admin
- Nombre de messages: 540
ED /EA: 267 Arts et médias/ Ircav/ EnsadLab
Thèmes de recherche: Esthétique et muséologie de l'art contemporain / Le récolement et la conservation des objets numériques/ L'histoire de l'image de synthèse en France.
Date d'inscription: 15/12/2010
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