Appel à communication : Revue STAPS
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Appel à communication : Revue STAPS
Appel à communication
Transformation, re-création et représentation des
activités physiques : un passé vivant ?
Les phénomènes de résurgence d'activités physiques considérées comme « traditionnelles » ou
« historiques » invitent à questionner les logiques de sociabilité, de festivité et de transmission du passé.
En effet, re-constituer (faire renaître) ou renouveler (modifier, faire évoluer) des activités corporelles
ayant trait à un temps révolu implique des formes de réappropriation de l'Histoire.
Les façons dont se donnent à voir et se réalisent des activités corporelles reliées au passé sont révélatrices
de conceptions particulières de l'Histoire. La question de la continuité, qu'elle soit corporelle, mémorielle
ou visuelle, est au centre de ce questionnement et éclaire en retour la place accordée à cette permanence.
Une réflexion sur la dialectique passé/présent doit être menée, sur ce qui la constitue et lui donne sens.
C'est entre commémoration et renouvellement que les activités physiques historiques peuvent être
appréhendées. D'une forme de filiation dans la technique, comme dans la mise en oeuvre pratique, à celle
d'une recréation, ces démarches présentent un double aspect. Pour autant, l'opposition entre rupture et
continuité n'est pas irréductible et doit au contraire être pensée de manière conjointe. À cet égard, deux
pistes de réflexion peuvent être dégagées.
En premier lieu, détenir des savoirs ou des savoir-faire, qu'ils soient techniques (au sens de techné) ou
pratiques (au sens de poeisis), nécessite une appropriation, suivie d'un rendu ou d'un « don » de
connaissances. La question de la permanence de certaines manières de faire ou de certains gestes est au
coeur du principe d'historicité. Les activités physiques peuvent être reconstruites à l'aide de différents
supports : cela peut être le corps (dans le cas de la soule par exemple), un espace ou un lieu (rallye
historique), ou encore un outil qui va servir de moyen technique : reconstitutions de voiliers, de joutes
(équestres ou navales), etc. La mécanisation de l'activité apparaît comme une manière de mobiliser une
« trace » du passé, réactualisée ou reconstituée pour une pratique contemporaine. La mémoire du geste est
à prendre en compte. Il s'agit de s'interroger sur le rapport entre Histoire, techniques et techniques du
corps. Ce principe questionne en retour celui de patrimoine, qu'il soit martial, culturel, technique, etc. Il
est possible de mener une réflexion à propos de la sauvegarde patrimoniale d'objets ou de pratiques
physiques (notamment en ce qui concerne la démarche liée aux Arts martiaux historiques européens).
En second lieu, ces pratiques corporelles s'inscrivent dans un cadre bien défini : lors de manifestations
ponctuelles ou au cours d'une pratique régulière. Deux pôles se détachent : celui de la fête – de
l'événementiel – qui instaure un aspect exceptionnel à la reconstruction de ces activités ; et celui de la
démarche récurrente, régulière qui peut alors relever du domaine sportif. Le principe de commémoration
et celui de réactualisation de ces activités physiques offrent des pistes fécondes de recherche relative à la
transmission de savoir-faire techniques, à l'aspect festif qui est mobilisé (en particulier tel qu'il a pu être
abordé par Jean Duvignaud) ou encore, à la recherche de sociabilité par les pratiquants. Peuvent ainsi être
évoqués, à titre d'illustration, les reconstitutions de vols légendaires pour célébrer un centenaire, les
différents meetings aériens historiques ou bien des matchs de football célèbres aux États-Unis (Reenactment).
Entre reconstitution et revivalisme, ces manifestations doivent être pensées à travers la mise
en place de diverses activités passées.
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Ces axes s'articulent afin de donner à voir une manière de « jouer » et d'échanger autour des activités
physiques revisitées. De la réflexion sur la permanence du geste et de la trace à celle sur les conditions de
réalisation des pratiques, c'est l'ensemble des relations entretenues à l'histoire qui est questionné. De la
conception du passé à sa réactivation, les enjeux sont multiples et questionnent le lien entre démarche
présente et re-création. Les activités physiques concernées par une réactualisation ou un renouvellement
par rapport à leurs origines historiques sont multiples et se rapportent à différentes époques (Antiquité,
Moyen-Âge, Renaissance ou des périodes davantage contemporaines : XIXe ou début du XXe siècles).
Dans quelles mesures ces diverses activités sont-elles révélatrices d'une permanence historique ? Qu'estce
qui est au coeur de la mise en vie de ce passé ? La recherche de sociabilité et les aspects festifs ? Les
enjeux politiques, au niveau local ou global ? La transmission... ?
Par extension, une approche davantage épistémologique peut ouvrir d'autres pistes de réflexion, en
particulier quant au sens donné à ces reconstitutions et aux finalités qu'elles englobent. Le lien entre
continuité et rupture peut être questionné d'un point de vue davantage théorique : est-il par exemple
nécessaire pour permettre l'existence et la permanence de ces diverses activités ? Il convient avant tout de
prendre en compte, malgré les différences temporelles, les multiples raisons qui poussent à la
reconstruction de ces objets.
Modalités de soumission des articles
Un descriptif du projet d'article (8 000 signes maximum) devra être envoyé au comité de rédaction. Celuici
sélectionnera un certain nombre de projets (en fonction de la pertinence par rapport au thème, de la
diversité des approches, etc.) et prendra ensuite contact avec les auteurs, afin que ceux-ci puissent
soumettre leurs articles.
Calendrier des échéances
1 e r semestre 2013 : sortie du n°
- 15 mai 2012 : Soumission des projets d'article (8 000 signes)
- 7 juin 2012 : Réponse du comité aux auteurs
- 31 juillet 2012 : Soumission du texte selon les normes éditoriales de la Revue STAPS
- 30 septembre 2012 : Retour des expertises relatives aux textes définitifs
- 1 e r semestre 2013 : sortie du n° spécial « Transformation, re-création et représentation des
activités physiques : un passé vivant ? » de la Revue STAPS
Noms et coordonnées des responsables du n° spécial « Transformation, re-création et représentation
des activités physiques : un passé vivant ? »
Audrey Tuaillon Demésy
UPFR Sports
31 chemin de l’Épitaphe
25 000 Besançon
(33) (0)6 70 31 05 88
audrey.tuaillon-demesy@univ-fcomte.fr
Christian Vivier
UPFR Sports
31 chemin de l’Épitaphe
25 000 Besançon
(33) (0)3.81.80.78.63
(33) (0)6.03.16.25.00
christian.vivier@univ-fcomte.fr
Jean-François Loudcher
UPFR Sports
31 chemin de l’Épitaphe
25 000 Besançon
(33) (0)3.81.80.78.63
jean-francois.loudcher@univ-fcomte.fr
Expertises
Sociologie et anthropologie
Gilles Bui-Xuan (Université de Lille)
Gilles Ferréol (Université de Franche-Comté)
Laurent Sébastien Fournier (Université de Nantes)
Christophe Gibout (Université du Littoral)
Jean Griffet (Université de la Méditerranée)
Frédérick Guyon (Université de Franche-Comté)
Gildas Loirand (Université de Nantes)
Anne-Marie Mamontoff (Université de Perpignan)
Histoire
Michaël Attali (Université de Grenoble)
Nicolas Bancel (Université de Lausanne)
Jean-Michel Delaplace (Université de La Réunion)
Paul Dietschy (Université de Franche-Comté)
Jacques Gleyse (Université de Montpellier)
Jean-François Loudcher (Université de Franche-Comté)
Luc Robène (Université de Rennes)
Jean Saint-Martin (Université de Grenoble)
Thierry Terret (Université de Lyon I)
Christian Vivier (Université de Franche-Comté)
Transformation, re-création et représentation des
activités physiques : un passé vivant ?
Les phénomènes de résurgence d'activités physiques considérées comme « traditionnelles » ou
« historiques » invitent à questionner les logiques de sociabilité, de festivité et de transmission du passé.
En effet, re-constituer (faire renaître) ou renouveler (modifier, faire évoluer) des activités corporelles
ayant trait à un temps révolu implique des formes de réappropriation de l'Histoire.
Les façons dont se donnent à voir et se réalisent des activités corporelles reliées au passé sont révélatrices
de conceptions particulières de l'Histoire. La question de la continuité, qu'elle soit corporelle, mémorielle
ou visuelle, est au centre de ce questionnement et éclaire en retour la place accordée à cette permanence.
Une réflexion sur la dialectique passé/présent doit être menée, sur ce qui la constitue et lui donne sens.
C'est entre commémoration et renouvellement que les activités physiques historiques peuvent être
appréhendées. D'une forme de filiation dans la technique, comme dans la mise en oeuvre pratique, à celle
d'une recréation, ces démarches présentent un double aspect. Pour autant, l'opposition entre rupture et
continuité n'est pas irréductible et doit au contraire être pensée de manière conjointe. À cet égard, deux
pistes de réflexion peuvent être dégagées.
En premier lieu, détenir des savoirs ou des savoir-faire, qu'ils soient techniques (au sens de techné) ou
pratiques (au sens de poeisis), nécessite une appropriation, suivie d'un rendu ou d'un « don » de
connaissances. La question de la permanence de certaines manières de faire ou de certains gestes est au
coeur du principe d'historicité. Les activités physiques peuvent être reconstruites à l'aide de différents
supports : cela peut être le corps (dans le cas de la soule par exemple), un espace ou un lieu (rallye
historique), ou encore un outil qui va servir de moyen technique : reconstitutions de voiliers, de joutes
(équestres ou navales), etc. La mécanisation de l'activité apparaît comme une manière de mobiliser une
« trace » du passé, réactualisée ou reconstituée pour une pratique contemporaine. La mémoire du geste est
à prendre en compte. Il s'agit de s'interroger sur le rapport entre Histoire, techniques et techniques du
corps. Ce principe questionne en retour celui de patrimoine, qu'il soit martial, culturel, technique, etc. Il
est possible de mener une réflexion à propos de la sauvegarde patrimoniale d'objets ou de pratiques
physiques (notamment en ce qui concerne la démarche liée aux Arts martiaux historiques européens).
En second lieu, ces pratiques corporelles s'inscrivent dans un cadre bien défini : lors de manifestations
ponctuelles ou au cours d'une pratique régulière. Deux pôles se détachent : celui de la fête – de
l'événementiel – qui instaure un aspect exceptionnel à la reconstruction de ces activités ; et celui de la
démarche récurrente, régulière qui peut alors relever du domaine sportif. Le principe de commémoration
et celui de réactualisation de ces activités physiques offrent des pistes fécondes de recherche relative à la
transmission de savoir-faire techniques, à l'aspect festif qui est mobilisé (en particulier tel qu'il a pu être
abordé par Jean Duvignaud) ou encore, à la recherche de sociabilité par les pratiquants. Peuvent ainsi être
évoqués, à titre d'illustration, les reconstitutions de vols légendaires pour célébrer un centenaire, les
différents meetings aériens historiques ou bien des matchs de football célèbres aux États-Unis (Reenactment).
Entre reconstitution et revivalisme, ces manifestations doivent être pensées à travers la mise
en place de diverses activités passées.
1
Ces axes s'articulent afin de donner à voir une manière de « jouer » et d'échanger autour des activités
physiques revisitées. De la réflexion sur la permanence du geste et de la trace à celle sur les conditions de
réalisation des pratiques, c'est l'ensemble des relations entretenues à l'histoire qui est questionné. De la
conception du passé à sa réactivation, les enjeux sont multiples et questionnent le lien entre démarche
présente et re-création. Les activités physiques concernées par une réactualisation ou un renouvellement
par rapport à leurs origines historiques sont multiples et se rapportent à différentes époques (Antiquité,
Moyen-Âge, Renaissance ou des périodes davantage contemporaines : XIXe ou début du XXe siècles).
Dans quelles mesures ces diverses activités sont-elles révélatrices d'une permanence historique ? Qu'estce
qui est au coeur de la mise en vie de ce passé ? La recherche de sociabilité et les aspects festifs ? Les
enjeux politiques, au niveau local ou global ? La transmission... ?
Par extension, une approche davantage épistémologique peut ouvrir d'autres pistes de réflexion, en
particulier quant au sens donné à ces reconstitutions et aux finalités qu'elles englobent. Le lien entre
continuité et rupture peut être questionné d'un point de vue davantage théorique : est-il par exemple
nécessaire pour permettre l'existence et la permanence de ces diverses activités ? Il convient avant tout de
prendre en compte, malgré les différences temporelles, les multiples raisons qui poussent à la
reconstruction de ces objets.
Modalités de soumission des articles
Un descriptif du projet d'article (8 000 signes maximum) devra être envoyé au comité de rédaction. Celuici
sélectionnera un certain nombre de projets (en fonction de la pertinence par rapport au thème, de la
diversité des approches, etc.) et prendra ensuite contact avec les auteurs, afin que ceux-ci puissent
soumettre leurs articles.
Calendrier des échéances
1 e r semestre 2013 : sortie du n°
- 15 mai 2012 : Soumission des projets d'article (8 000 signes)
- 7 juin 2012 : Réponse du comité aux auteurs
- 31 juillet 2012 : Soumission du texte selon les normes éditoriales de la Revue STAPS
- 30 septembre 2012 : Retour des expertises relatives aux textes définitifs
- 1 e r semestre 2013 : sortie du n° spécial « Transformation, re-création et représentation des
activités physiques : un passé vivant ? » de la Revue STAPS
Noms et coordonnées des responsables du n° spécial « Transformation, re-création et représentation
des activités physiques : un passé vivant ? »
Audrey Tuaillon Demésy
UPFR Sports
31 chemin de l’Épitaphe
25 000 Besançon
(33) (0)6 70 31 05 88
audrey.tuaillon-demesy@univ-fcomte.fr
Christian Vivier
UPFR Sports
31 chemin de l’Épitaphe
25 000 Besançon
(33) (0)3.81.80.78.63
(33) (0)6.03.16.25.00
christian.vivier@univ-fcomte.fr
Jean-François Loudcher
UPFR Sports
31 chemin de l’Épitaphe
25 000 Besançon
(33) (0)3.81.80.78.63
jean-francois.loudcher@univ-fcomte.fr
Expertises
Sociologie et anthropologie
Gilles Bui-Xuan (Université de Lille)
Gilles Ferréol (Université de Franche-Comté)
Laurent Sébastien Fournier (Université de Nantes)
Christophe Gibout (Université du Littoral)
Jean Griffet (Université de la Méditerranée)
Frédérick Guyon (Université de Franche-Comté)
Gildas Loirand (Université de Nantes)
Anne-Marie Mamontoff (Université de Perpignan)
Histoire
Michaël Attali (Université de Grenoble)
Nicolas Bancel (Université de Lausanne)
Jean-Michel Delaplace (Université de La Réunion)
Paul Dietschy (Université de Franche-Comté)
Jacques Gleyse (Université de Montpellier)
Jean-François Loudcher (Université de Franche-Comté)
Luc Robène (Université de Rennes)
Jean Saint-Martin (Université de Grenoble)
Thierry Terret (Université de Lyon I)
Christian Vivier (Université de Franche-Comté)

Cécile W- Admin
- Nombre de messages: 1162
ED /EA: 267 Arts et médias/ Ircav/ EnsadLab
Thèmes de recherche: Esthétique et muséologie de l'art contemporain / Le récolement et la conservation des objets numériques/ L'histoire de l'image de synthèse en France.
Date d'inscription: 15/12/2010
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