Motion votée par la coordination nationale des doctorant(e)s et docteur(e)s non titulaires, le 20 mars 2009

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Motion votée par la coordination nationale des doctorant(e)s et docteur(e)s non titulaires, le 20 mars 2009

Message par A D le Mar 24 Mar - 17:06

pour information:

La coordination nationale des doctorant-e-s et docteur-
e-s non titulaires a réuni, le 20 mars 2009, à
Paris 8 une centaine de participant-e-s issu-e-s de
27 universités et écoles (Strasbourg 1, Strasbourg GSPE,
Paris 1, Paris 4, Paris 6, Paris 7, Paris 8, Paris 9, Paris 10,
Paris 11, Paris 12, Paris 13, EHESS, CNAM, INALCO,
Lyon 1, Lyon 2, Lyon INSA, ENS Cachan, Orléans,
Bordeaux 3, Picardie, Grenoble 2, Université Versailles
Saint Quentin, Rouen, Lille 2, Compiègne), ainsi que de
syndicats et collectifs (SNTRS-CGT, ANCMSP, CJC, PAPERA,
EFIGIES, Synthèse).

La coordination nationale des doctorant-e-s et docteure-
s non titulaires participe de la lutte des universités et
de la recherche contre les réformes gouvernementales
actuelles et affirme sa solidarité avec les autres acteurs
du mouvement. Elle refuse la logique de libéralisation du
service public, la mise en concurrence de tous contre
tous et la généralisation de la précarité. Elle dénonce le
processus de Bologne et la stratégie de Lisbonne, et se
déclare solidaire des mouvements étrangers en lutte
contre ces logiques. Elle exige l'abrogation de la LRU, de
la LOLF, le retrait du projet de décret relatif au statut des
enseignants-chercheurs, et le retrait du projet dit « mastérisation
». Elle refuse le pilotage de la recherche par
les intérêts privés, l'industrie et l'État (AERES, ANR, etc.).
La coordination nationale des doctorant-e-s et docteur-es
non titulaires exige le retrait du Contrat Doctoral Unique
sans négociation préalable. Elle s'oppose à la logique
même du contrat doctoral, imposé sans concertation dans
la droite ligne de la LRU, et dénonce les simulacres de
négociations avec des interlocuteurs non représentatifs,
choisis par le ministère.
Le CDU ne répond en rien aux problèmes auxquels sont
confrontés les doctorant-e-s. La coordination exige donc :

L'augmentation du nombre d'allocations de recherche
après la restitution des 225 allocations supprimées ;

L'instauration d'une grille de salaires pour l'ensemble
des doctorant-e-s, tous financements confondus,
indexées sur la fonction publique ;

Un plan pluriannuel de financement public des thèses
pour arriver à terme au financement de toutes les thèses ;

Le maintien de la possibilité de s'inscrire en thèse
sans financement ;

Une durée de financement adaptée aux spécificités
disciplinaires ;

;Le caractère nominatif de l'allocation de recherche (et
donc la possibilité pour le doctorant de changer de laboratoire
en conservant le bénéfice de son allocation) ;
Le droit de réinscription en thèse sans limitation
de durée ;

La renégociation d'une charte des thèses, au champ
d'application national et à valeur contraignante ;

Un accès des doctorant-e-s et docteur-e-s non titulaires
à des conditions matérielles décentes pour mener à
bien leurs recherches : bureaux et ordinateurs, accès aux
bibliothèques, accès au matériel de recherche, prise en
charge des frais de déplacement et d'inscription pour l'accès
aux colloques ou pour les enquêtes de terrain, etc. ;

Une information accrue sur les allocations et situations
possibles du doctorat, à destination des étudiante-
s de master.

La coordination dénonce en particulier la précarité qui
caractérise la situation des post-doctorant-e-s, des doctorant-
e-s non financé-e-s ainsi que des docteur-e-s non
titulaires. Elle exige la création massive de postes statutaires
dans l'Enseignement Supérieur et la Recherche.
Elle demande une prise en compte du doctorat dans l'ancienneté
professionnelle, et ce indépendamment du fait
d'avoir reçu un financement ou fait un monitorat.
La coordination exige l'égalité entre les sexes dans la
recherche et l'enseignement supérieur, notamment dans
la répartition des tâches de travail.
La coordination exige l'égalité des droits entre doctorante-
s français-e-s et étranger-e-s. Elle exige la régularisation
immédiate et sans conditions des doctorant-e-s
étranger-e-s, assortie d'une autorisation de travail, et de
voyager à l'étranger, ainsi que l'attribution de plein droit
du statut scientifique aux doctorant-e-s étranger-e-s.
La coordination dénonce les violences de la police et des
vigiles employés par les universités survenues dans de
nombreuses villes en France. Elle exige l'arrêt de la criminalisation
des mouvements sociaux. Elle refuse toute
forme de violence ou de pression à l'encontre des universitaires
mobilisés, et demande l'arrêt des poursuites judiciaires.
La coordination appelle à la convergence des luttes
sociales et à la construction d'un mouvement populaire
contre la casse du service public.

MOTIONVOTÉE PAR LA COORDINATION NATIONALE
DES DOCTORANT-E-S ET DOCTEUR-E-S NON TITULAIRES
RÉUNI-E-S À PARIS VIII LE 20 MARS 2009
PROCHAINE COORDINATION DES DOCTORANT-E-S ET DOCTEUR-E-S NON TITULAIRES
À LYON LE 30 OU 31 MARS 2009
TOU-TE-S LES MASTER 2, DOCTORANT-E-S ET DOCTEUR-E-S NON TITULAIRES EN LUTTE SONT INVITÉ-E-S À VENIR Y DÉBATTRE

A D
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